28 déc. 2010

#NB10, ce n’est pas fini

Réagir

En octobre, j’avais participé à la Nuit Blanche à Paris, en tant que Twitt-Reporter (cf. ce post). Juste un petit mot pour vous dire que les plus belles photos de cette édition 2010 sont exposées rue de Rivoli et place du Louvre, autour de la mairie du 1e arrondissement, avec des twitts en guise de légende. C’est jusqu’au 10 janvier, il ne reste donc plus que quelques jours pour aller les voir!

image

27 déc. 2010

PagesJaunes sort un Google StreetView-Like. Et alors?

Réagir

Pages Jaunes vient juste de lancer un nouveau service appelé “Urban Dive”, pour l’instant en béta fermée. Mais tout le monde peut s’inscrire et recevoir un mot de passe pour tester le site.

Une fois l’invitation décrochée, rien de vraiment original pour les habitués de Google StreetView : il s’agit d’une reproduction HD de Paris (prise par un robot inspiré de celui utilisé par la NASA sur Mars) dans laquelle on peut naviguer. Le service sera progressivement étendu à d’autres villes.

 

UrbanDive, plongez au cœur de la ville ! from UrbanDive on Vimeo.

A première vue, la navigation est plus fluide sur Urban Dive et la qualité des images meilleure. Mais cela suffira-t-il à faire la différence face à un Google Street View bien établi?

Un des atouts que l’on s’attend à trouver sur Urban Dive vs. StreetView, c’est l’intégration des services locaux au mapping, mais cet élément n’est pas encore vraiment poussé… effet béta, peut-être? Une chose est sûre : pour Pages Jaunes, la marche sera longue pour rattraper le retard pris sur Google qui a commencé à mailler le territoire depuis longtemps.

Capture plein écran 27122010 220911

Surtout, le point fort de StreetView est d’être directement intégré au moteur de recherche de Google, lui même très souvent utilisé comme page d’accueil par les internautes. Une avance considérable que Page Jaunes ne pourra jamais rattraper.

Capture plein écran 27122010 221012.bmp

Avec Urban Dive, on a l’impression d’un combat perdu d’avance, un coup d’épée dans l’eau. Un peu comme le Géoportail (qui à ma grande surprise existe encore) : technologiquement meilleur que Google Maps, celui-ci n’a jamais réussi à émerger face à un Google en position dominante, certes, mais aussi pro de l’ergonomie et de la simplicité.

Jusqu’à présent, le groupe PagesJaunes a plutôt bien pris le virage numérique (internet et mobile), comme l’expliquait cet article des Echos en juin dernier. Avec Urban Dive, ergonomie, simplicité et technologie sont au rendez-vous, mais cela suffira-t-il à faire la différence face à un Google hégémonique? Sans doute pas, à moins d’apporter une vraie nouveauté.

15 déc. 2010

Samsung Wave vs. Galaxy S (test)

Réagir

Depuis septembre, je fais parti du programme Samsung Mobilers. J’ai ainsi pu tester deux portables de la marque : le Samsung Wave et le Galaxy S. Mes avis au jour le jour sont disponibles ici, mais là, il s’agit de tirer un bilan et de voir à qui s’adressent ces deux appareils.

Le Samsung Wave :
image

Avec sa coque en aluminium brossé et son design attrayant, le Wave fait figure de mobile haut de gamme. Il utilise le système d’exploitation Bada développé par Samsung et dispose d’un écran super Amoled de 3,3’. Polyvalent, ce portable intègre les réseaux sociaux, les emails, des jeux, un appareil photo 5 méga pixel avec flash, gère la HD et permet une navigation internet fluide. Son processeur de 1Ghz est un atout certain. La navigation est intuitive et les possibilités de personnalisation nombreuses, grâce aux widgets et applications disponibles sur le Samsung Store. Il est possible de combiner ses différents comptes (email, Facebook, Twitter, téléphone) pour gérer ses contacts.

Pour qui ? A l’utilisateur pas trop geek qui veut un portable complet et simple d’utilisation, pour téléphoner, prendre des photos et consulter les réseaux sociaux.
Les + ? Appareil photo de bonne qualité, design et matériaux, puissance du processeur.
Les – ? Un magasin d’application encore peu fourni face à Android et Apple et l’absence d’une appli Google Maps pour le GPS.

Le Galaxy S : image
Avec sa coque tout en plastique, le Galaxy est moins sexy que le Wave… mais il dispose d’un écran plus grand (4 pouces). Très complet, il tourne sous Android et intègre tous les services Google (Maps, Gmail, Chat, Picasa…) ainsi que l’Android Market qui offre un choix intéressant d’applications. Au quotidien, le Galaxy se révèle facile d’utilisation, polyvalent et fiable. Il prend des photos correctes sur le vif, il permet une navigation confortable sur internet (moins que sur la Galaxy Tab, of course, mais c’est une autre histoire…) et accessoirement, permet de téléphone, via le réseau classique ou Skype.

Pour qui ? Une personne exigeante, un peu geek qui veut un portable à tout faire avec de nombreuses possibilités de personnalisation.
Les + ? L’écran large et l’Android Market.
Les – ? L’absence de flash sur l’appareil photo, le design cheap.


Et l’iPhone dans tout ça ? Bien sûr, la comparaison avec l’iPhone est inévitable.Pendant mon test du Galaxy, beaucoup de gens ont même cru que s’en était un. De loin la ressemblance est en effet assez frappante. Niveau aspect, le Galaxy a un écran plus large et une coque plus fine. Autre atout : depuis la mise à jour Froyo, le Galaxy lit le flash. Après c’est une question de préférence entre deux systèmes plus ou moins fermé : celui d’Apple et celui de Google. Personnellement, je préfère la logique Google, plus ouverte que la marque à la pomme. A chacun de faire son choix.
14 déc. 2010

Le #Web10 en un mot : électrique

Réagir

Le Web10 avait un sponsor étonnant : Renault. Etonnant, car on ne s'attends pas à trouver un constructeur automobile dans un évènement techno. Et s'il fallait parler d'high tech sur ce secteur, je me tournerais plutôt vers BMW, Fiat ou même Citroën, qui ont développé des applications et des stratégies digitales innovantes.

Par exemple, Citroën a pris récemment le tournant numérique, symbolisé dans la signature "creative technology". Elle a ainsi développé des applications iPhone "car to web", mis en place un configurateur tactile en concession pour la DS3 et va même tenter de fédérer ses clients sur le net via une plate-forme communautaire.

Quant à Renault, qui veut “conduire le changement”, la marque a encore du travail à faire pour apparaitre à la pointe de la technologie. Elle s'est donc lancée dans une opération de séduction des leaders d'opinion et utilise sa gamme de véhicule électrique comme vitrine. Le stand Renault était immanquable dans le hall principal du Web et c'est son PDG, Carlos Ghosn, qui a ouvert l'évènement.

2010-12-08 09.50.35

De son discours, je retiens que Renault consacre 15% de son budget de com au digital, qu'ils voudraient aller plus loin, plus vite, mais manquent de gens vraiment compétents. Sur le stand, les modèles électriques à venir étaient présentés, ainsi que les infrastructures nouvelles qui en découlent : bornes de recharge, batteries "quickdrop" (échangeables en 3 minutes), recharges express... Une application iPhone permet de voter pour déterminer les points d'installation des premières bornes.

DSC00697

En Israël, une expérimentation à grande échelle a débuté : c'est le projet Better Place, que son fondateur, Shay Agassi, a présenté au Web.

Tout ça est bien beau, mais Renault parviendra-t-il à imposer sa vision du véhicule électrique? S'agit-il d'un projet réaliste ou d'une simple opération de com (couteuse!) destinée à rejaillir sur l'image de la marque en général?

DSC00699

Pour l'instant, l'enjeu est clairement un enjeu d'image plutôt qu'un enjeu commercial : le modèle présenté au Web, le Twizy, vise une niche, par son design décalé (et vraisemblablement par son prix). Réponse fin 2011.

13 déc. 2010

Le #Web10 en un mot : ludique

3 commentaires
La semaine dernière, c'était LeWeb, la big conférence geek de l'hiver. Et c'était à Paris. Cerise sur le gâteau, j'ai eu la chance de pouvoir y aller :) Le niveau des intervenants présents était impressionnant, puisqu'on pouvait aussi bien croiser des américains de la Silicon Valley que des développeurs japonais au hasard des allées.

Au coeur de cette édition : le jeu et le divertissement. Que ce soit Charlie Kindel de Microsoft qui a qualifié le Windows Phone de Xbox Phone (mais a refusé de donner des chiffres de vente) ou Myspace qui s’est reconverti dans le social entertainment pour exister face à Facebook, tous les acteurs du web semblent surfer sur cette tendance ludique.

Zynga, l’éditeur de Farmville et autres jeux stupides exploitant le "social graphe" des utilisateurs de Facebook (comprendre : "qui spamment tout le monde") avait un grand stand dans le hall principal. J'ai même eu droit à une photo (je censure).


Grand moment : l'arrivée sur scène de Loic Le Meur déguisé en Angry Bird, personnage d'un jeu très simple et addictif pour smartphones, en passe de devenir culte. Étonnamment, l'appli est payante sur iPhone mais gratuite sur Android. Et c'est le modèle gratuit, financé par la pub qui s'avère le plus rentable, car il décuple la viralité.



L'essor du gaming n'en est qu'à ses débuts : avec les "casual games" et les "social games", c'est une toute nouvelle population de joueurs qui apparait. Et ceux-ci sont prêts à ouvrir leurs portefeuilles, si l'on en croit l'exemple japonais : là-bas, DeNa, éditeur d'un réseau social mobile dédié au jeu attire près de 20 millions de joueurs et génère 1,2 milliards de dollars de recettes (soit 60$/joueur)... en vendant principalement des biens virtuels.
D'après Sébastien de Halleux, fondateur de Playfish, "Il y a 200 millions de personnes qui jouent aux jeux en ligne, soit une personne sur 5 en ligne." La marge de progression est donc encore forte... 

Dilbert.com

Mais la vraie star du Web10, c'était lui : le canard de Yahoo, le goodie qui s'est arraché... en rupture de stock en quelques heures.

11 déc. 2010

Evénementialiser son site web

Réagir

Un site, ça vit, ça évolue. Nouvelle maquette, évolutions techniques, optimisation, les raisons de changer sont nombreuses. (D’ailleurs à ce sujet : à quoi ressemblaient Facebook, Myspace, Amazon ou Blogger à leur naissance?)

Quoi de mieux que de mettre en scène ces changements et créer l’évènement autour ? Dernier exemple en date : Petit Bateau, la marque mythique de vêtements (propriété du groupe Yves Rocher), avec la “démolition” de son site, un peu à l’image de la démolition du Royal Monceau.

Le principe ? Détruire l'ancien site à l'aide d'un jeu de casse-brique afin de découvrir le nouveau. En bonus, la possibilité de bénéficier d’une réduction sur la e-boutique allant jusqu’à 30%. Un concept plutôt malin et ludique, qui cadre bien avec la marque.

2010-12-02_191835

Agence : BETC Euro RSCG

9 déc. 2010

Facebook te fiche

Réagir

Facebook te fiche, ne t'en fiche pas from bf_gsara on Vimeo.

Une campagne belge pour montrer les dangers de Facebook et des réseaux sociaux en général. Qu’en pensez-vous?

2 déc. 2010

Andrée Putman à l’Hotel de ville

Réagir

J’ai découvert Andrée Putman il y a quelques années, à la faveur d’un portrait dans Challenges ou l’Express. Je me souviens avoir été frappé par son style, audacieux tout en étant emprunt de classicisme. Mais surtout par sa photo, presque iconique, qui illustrait l’article : il traduisait une impressionnante détermination et une part d’énigme.

image

Puis en septembre, j’ai croisé Olivia Putman, sa fille, qui dirige l’agence Andrée Putman, à l’occasion de la présentation de la Ritual Collection créée pour Nespresso. Et là, la mairie de Paris lui rend hommage avec une rétrospective (gratuite) à l’hôtel de ville, jusqu’au 26 février.


Andrée Putman, l'ambassadrice du style à l'Hôtel de Ville
envoyé par mairiedeparis. - Découvrez plus de vidéos créatives.

Après de longues minutes à attendre dans le froid (l’exposition est visiblement un beau succès), j’ai pu en découvrir davantage sur cette artiste, une designer, mais surtout un oeil, une patte, un style.

2010-12-01 16.51.54

Andrée Putman créée des objets, repère les plus belles créations, les assemble. Elle arrange les matières, les couleurs et les formes. Au delà du fonctionnel et du matériel, elle crée un univers, un monde épuré et sobre, avec des touches d’extravagance.

image

Sous les voutes de la salle St Jean, le piano Voix Lactée côtois la salle de bain à damier de l’hôtel Morgans, les fauteuils du Concorde ou les tasses Nespresso. Un ensemble hétéroclite, certes mais cohérent et presque intemporel.

2010-12-01 17.00.17

Entourée d’artistes depuis son enfance, Andrée Putman est aussi une femme du monde, prise entre New York et Paris. De l’abbaye de Fontenay où elle a passé son enfance jusqu’au papier glacé des magazines japonais, en passant par les folles nuits du Palace, l’exposition retrace aussi l’ascension et le parcours hors du commun d’une femme qui, à 85 ans, mérite son titre d’”ambassadrice du style”.

Une exposition et une artiste à découvrir jusqu’au 26 février.

26 nov. 2010

Contre nature ?

Réagir
On a appris cette semaine que Rupert Murdoch allait lancer un journal 100% iPad, un investissement de 30 millions de dollars pour son groupe, NewsCorp. Le concept de “The Daily” (c’est le nom du magazine) a été développé en partenariat étroit avec Apple. Ce sont Steve Jobs et Ruper Murdoch en personnes qui devraient présenter conjointement ce nouveau produit à la fin du mois, pour un lancement début 2011.

L’association des deux hommes à de quoi surprendre : le génie hype de la high-tech, Steve Jobs et le roi des tabloids, Rupert Murdoch sont deux personnalités très éloignées a priori. Pourtant, avec The Daily, ce sont en fait deux visions du web qui convergent : d’un coté, l’univers fermé d’Apple, qui trouve son aboutissement dans le système des applications et de l’autre, le refus de Murdoch de brader l’information sur le net. 

http://www.numerama.com/media/attach/murdoch_rupert.jpghttp://assets.nydailynews.com/img/2010/02/25/alg_ipad_jobs.jpg

The Daily apporte la synthèse de ces deux visions : un quotidien fonctionnement exclusivement sur la plate-forme de l’iPad, sans lien avec le web, vendu par abonnement (0,99$/semaine). C’est aussi un pari que l’iPad (et les tablettes en général) vont s’imposer dans les foyers et que les gens sont prêts à payer pour du contenu original, pensé pour ce support. A voir.
21 nov. 2010

Le site du week end (social shopping)

Réagir
Le site du week-end s’appelle Tribalista. Encore en version beta, ce site surfe sur la vague du social shopping et du on to off : il permet de constituer une tribu d’amis, de partager ses bons plans, de découvrir de nouveaux lieux et d’obtenir des réductions. image
Pour son lancement, le site organise un évènement très sympa : le Tribalista Tour. A bord d’un cab anglais, vous partez pour quelques heures de shopping entre amis ou inconnus dans des boutiques sélectionnées. Pour 25€ (ou 15€ avec un flyer) chacun reçoit deux bons de 25 euros à dépenser. Le tour se conclu par un verre dans un bar. C’est Groupon en plus convivial.
2010-11-19 13.27.45
J’ai testé le concept, c’est sympa, les boutiques sont variées et les bons peuvent être utilisés pendant 3 mois. Reste à voir combien de commerçants seront prêt à jouer le jeu (pour ce premier tour, 6 boutiques sont concernées). C’est aussi un peu risqué de partir faire du shopping “en blind”, mais si on aime être surpris et passer les portes de nouveaux lieux, ça en vaut la peine!
Le concept a été développé par Jérome Chasques, qui a fondé Monsieurcinema.com pendant la bulle internet, puis a inventé le concept du diner dans le noir, avant d’importer aux USA les coffrets cadeaux. Bref, quelqu’un qui a du nez. Un gros actionnaire est derrière Tribalista, mais nous n’en saurons pas plus pour le moment…
19 nov. 2010

Une page (de pub) s’est tournée ce matin

1 commentaire

imageDepuis ce matin, CB News n’est plus. Placé en liquidation judiciaire après une lente agonie, le magazine fondé par Christian Blachas (M. Culture Pub, celui qui, plus jeune m’a donné le gout pour la com) et devenu en 24 ans une référence pour le monde de la communication, a été une victime parmi d’autres de la crise des médias. Symbole d’un univers qui n’a pas su (ou pu) se remettre en cause face à la révolution numérique, la liquidation de CB News laisse sur le carreau une soixantaine de personnes.

Depuis juin dernier, j’ai eu la chance de travailler au sein de CB News. En six mois, j’ai vu, peut-être mieux que d’autres (le web était séparé du print, installé au 4e étage, celui de la compta et de la direction) les différentes étapes qui ont conduit à l’irréversible, de la recherche d’un repreneur jusqu’à la liquidation, en passant par la définition d’un nouveau projet d’entreprise, la cessation de paiement, les assemblées générales, le vote de la grève des salariés… Entre stress, incertitude, espoir, les deux derniers mois – là où tout s’est accéléré - auront été intenses.

Pendant ces 6 mois chez CB, j’ai souvent été surpris de l’impact et de la force de la marque CB News ainsi que ses déclinaisons (des hits d’or à sa plus récente création, CB Web). J’ai pu (dé)couvrir des sujets passionnants, en compagnie de Geneviève Petit pour CB Webletter. J’ai fait de très belles rencontres, presque chaque jour. J’ai évolué dans un groupe humain, où l’on m’a fait confiance (j’ai réalisé notamment une grande partie du supplément CB News Web de septembre).

J’ai été touché par la détermination des dirigeants à préserver le travail d’un quart de siècle, en dépit de leurs marges de manœuvre limitées. Mais j’ai aussi été marqué par le divorce irrévocable, presque absurde en ce temps de crise, entre la direction, la rédaction et la régie publicitaire.

imageParadoxalement, CB News, groupe indépendant, a mis du temps avant de prendre conscience des changements forts à l’œuvre dans le monde de la communication et de la presse professionnelle. Je me souviens de Margaret Figueiredo, la directrice générale, me parlant en juillet dernier de ses projets : nouveau site internet, nouvelle formule du titre, déclinaisons numériques, nouvelles émissions de télé… Le temps, l’argent et surtout la vision auront manqués pour faire de CB News un titre toujours en phase avec son temps. En quelques années, le titre s’était coupé d’une grande partie de son public et n’est pas parvenu à maintenir ses recettes publicitaires. Il est aujourd’hui trop tard pour pleurer la disparition d’un titre emblématique du monde de la pub. Mais d’autres supports, d’autres projets verront le jour. La nature a horreur du vide.

14 nov. 2010

Le site du Week End (bouffe)

Réagir
Le site du week-end s’appelle Super Marmite et repose sur un constat simple : il y a plein de gens qui adorent cuisiner et au moins autant qui n’aiment pas ou n’ont pas le temps de s’y mettre. Super Marmite met les deux en relation, au sein du “premier réseau social de proximité pour acheter et vendre vos petits plats faits maison”.
Exemple : votre passion, c’est les cannelés, vous en cuisinez à la pelle. Pourquoi pas les partager avec vos voisins, vos amis Twitter voire des inconnus ? Et pourquoi pas en profiter pour gagner un peu de sous.
Autre exemple : jeune cadre dynamique, vous rentrez tard chez vous le soir. Pas le temps de cuisiner, lassé des plats surgelés, pourquoi ne pas gouter aux plats d’Isabelle, jeune mère de famille qui habite trois rues plus loin ?
Une application iPhone permet bien sûr de géolocaliser tous ces bons plans.
Je n’ai pas encore testé, mais ça me tente bien!

image
12 nov. 2010

Samsung Mobilers… la suite (viral?? inside)

Réagir

J’ai déjà parlé de cette opération originale menée par Samsung il y a quelque temps. Depuis, l’aventure Mobilers continue. Après la soirée de lancement en présence du PDG de Samsung France, les 20 personnes sélectionnées par la marque (dont je fais parti) se sont retrouvées pour un week end VIP à Cannes dans un hôtel luxueux.

Samsung (220 sur 379)

Pendant le week-end, chacun a reçu un nouveau téléphone, le Galaxy S, tournant sous Android. Vous pouvez retrouver mon avis sur ce portable sur mon Tumblr dédié. Et bien sûr sur la page Facebook Samsung Mobilers que je vous invite à rejoindre…

Samsung (111 sur 379)

Merci à Samsung pour ce nouveau téléphone et pour ce petit week end qui m’a permis de découvrir une ville agréable et surtout, de rencontrer des gens adorables!

Samsung nous a aussi présenté sa campagne virale pour la promotion du Galaxy S… je n’aime pas. Pour moi l’idée est mauvaise, le ton se veut drôle, mais c’est vulgaire et ça ne marche pas avec moi. Ca ne cadre pas avec l’image véhiculée par la campagne classique. On ne voit qu’une seule fonctionnalité (le Swype, nouveau mode d’écriture de textos), que je n’utilise pas. Bref, il n’y a pas de matière à faire le buzz. Mais peut-être que je me trompe. Qu’en pensez vous ?

 

1 nov. 2010

Multitasking ?

Réagir

Le “multitasking” (faire plusieurs choses à la fois) est un concept vieux comme le monde, mais  avec internet et les nouvelles technologies, on entre dans une nouvelle dimension. Par exemple, il est devenu commun de regarder la télé en surfant sur internet et/ou en envoyant des textos.

http://www.methodsofhealing.com/files/2010/07/failure-of-multitasking.jpg

Mais de mon coté, le multitasking va plus loin. Quand je surfe sur internet, j’ai toujours au moins 5 fenêtres ouvertes, parfois dans 2 ou 3 navigateurs différents (Chrome, Firefox, IE). Mes e-mails m’arrivent en continu, Facebook est toujours ouvert, comme Twitter, et j’y jette un coup d’œil de temps en temps.

Il y a quelques semaines, pendant une conférence, comme d’habitude, je surfais en twittant et en répondant à mes mails, tout en prenant des notes. Ma voisine, blogueuse a été bluffée. On en a discuté ensuite, et elle en a fait un article (à lire ici). Je vous invite à le commenter, d’ailleurs.

Ce nouveau mode de travail a des implications cognitives. Certains chercheurs prétendent que le multitasking rend idiot, avec des conséquences considérables sur le cerveau. Un constat inquiétant alors que toute une génération de digital natives gavés de technologies fait du  multitasking un mode de vie.

Pour ma part, je pense que ce multitasking est une nouvelle façon de s’organiser, penser, travailler. C’est une évolution irrémédiable induite par internet et les nouveaux formats propres à ce média. Mais on doit prendre conscience de ses limites, se ménager des moments de pauses, hors des flux d’informations qui nous parviennent en continu et menacent de nous submerger. Comme le dit Véronique Rabuteau : “Ce qui serait peut-être intéressant à explorer, c'est ce que génère la juxtaposition des écrans et des ressources: nous avons soudain à portée de cerveau un espace et une temporalité différents. Peuvent coexister sous nos yeux, des époques, des images, des langages, très différents, le tout, simultanément.”

Et vous, êtes vous multitâche ?

31 oct. 2010

The Social Network : trop geek ?

1 commentaire

J’ai enfin été voir The Social Network, le film événement sur la genèse trouble de Facebook… et j’avoue avoir été déçu. Ce qui fait que je dois être la seule personne de mon entourage a ne pas l’avoir apprécié.

Ce que je reproche au film : des longueurs, une histoire un peu fouillis… et un aspect trop geek, à grand renfort d’algorithmes et de formules compliquées (on se croirait parfois dans un épisode de Numbers). J’ai du mal à comprendre comment le “grand public” a pu accrocher à cet univers. Il y a certes le mythe Facebook, une bonne musique, Andrew Garfield dans le rôle du meilleur ami trahi, et puis bien sûr, le coté ”campus” tellement à la mode en ce moment.

http://thefilmstage.com/wp-content/uploads/2010/09/social-network1.jpg

L’histoire est simple – simpliciste ? : un geek timide et solitaire en mal de reconnaissance (surtout auprès des filles) décide de se faire remarquer, et ce, quel qu’en soit le prix (vol, trahisons,…). Si le personnage principal ne s’appelait pas Zuckerberg, ce scénario n’aurait aucun intérêt… Finalement, l’histoire troublée de Facebook nous importe peu. Ce qui compte, c’est l’outil, un réseau social qui a changé le monde. Mais cet aspect n’est (malheureusement) que secondaire dans le film.

J’ai aussi ressenti un certain malaise devant ces 2 heures de film à charge contre Mark Zuckerberg. Celui-ci est dépeint comme un geek complexé, misogyne et antipathique, capable de trahir son meilleur ami pour poursuivre son dessein. Difficile de connaitre la part de vérité dans ce portrait pathétique.

Un seul point positif pour Zuckerberg : il est présenté comme désintéressé. La gloire et la réussite lui importent plus que les millions (milliards désormais). C’est un créateur passionné, un vrai “geek” (dans le sens d’obsédé/passionné).

http://www.bennadel.com/resources/uploads/the_social_network_wired_in.jpg

26 oct. 2010

Marques et Musique, un couple gagnant ?

Réagir
Pour le lancement de son nouveau jean, le 519, Levi’s s’associe à un groupe de rock originaire du New Jersey : The Gaslight Anthem et sponsorise leur tournée européenne. Avec ce partenariat, la marque de jeans entend asseoir sa légitimité sur la scène alternatif/rock et veut se donner un coup de jeune. Et oui, le succès du mythique 501 a eu tendance à ringardiser la marque, face aux Diesel et consort…
image
Le Levi’s 519 est présenté comme le jean “suprême/fondamental pour la rockstar moderne d’aujourd’hui”, avec “son look à la pointe de la « cool attitude », sa dose ajustée de « rock and roll style » et son apparence négligé-branché”… Levi’s surfe donc sur la vague rock (un peu tard, mais bon…) et poursuit une stratégie initiée depuis longtemps : associer musique et livestyle pour toucher sa cible, les jeunes.
Ainsi, en 2008, Levi’s prenait la vague électro avec Justice :

Depuis, Levi’s est devenu producteur de concerts ou découvreur de talents sur le net. Et oui, de plus en plus, les marques deviennent productrices de contenus, et notamment de musique, à l’image de Coca-Cola durant la dernière coupe du Monde. La musique est en effet un moyen efficace de toucher une cible et de fédérer un public… tout en associant des valeurs et un univers à une marque.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le rapport entre Levi’s et la musique, je vous conseille cette saga réalisée par Culture Pub.
Pour info, des places pour les concerts de The Gaslight Anthem en Europe sont à gagner sur la page Fan Levi’s. Et on peut suivre la tournée “Levis on tour with” sur Tumblr et Twitter.
19 oct. 2010

3 enseignements de la campagne Coca Cola pour le mondial 2010

Réagir
Un peu de bonne humeur dans une période morose : le retour sur la Coupe du Monde 2010 et les actions menées par Coca-Cola au niveau mondial. C’est un Français, Emmanuel Seugé qui a piloter toute la communication du groupe lors de cet événement : installé à Atlanta, il est directeur marketing sport et entertainment pour Coca Cola Monde. Le 8 octobre dernier, il était à Paris pour présenter un keynote aux membres de CB Web le club (mon compte-rendu détaillé est ici). 

Quelques enseignements à tirer de cette opération de com :
- les marques deviennent productrices ou co-productrices de contenus (c’est le “brand content” ou '”branded entertainment”). Ici, c’est autour de la musique et de la célébration des buts (pour rester cohérent avec le slogan : “Open Happiness”) que Coca est intervenu. La marque fait émergé le chanteur K’naan et son single “Wavin’ Flag” réécrit spécialement pour Coca-Cola. Après 2,5 millions de titres vendus et une déclinaison en 20 langues, Universal considère désormais Coca comme un partenaire aussi important qu’une radio. Coca s’est d’ailleurs lancé dans la radio en partenariat avec Goom. Et a acheté de l’éditorial plutôt que de la pub sur le site goal.com. 


- les valeurs et le storytelling sont devenus plus importants que les produits. La marque a cherché à raconter une histoire cohérente autour de la célébration des buts, déclinée sur tous les supports (télé, web, DVD, musique, hors média…). EA Games a ainsi pu reprendre gratuitement l’hymne Wavin’ Flag, en échange de l’insertion d’un module “célébration de but” dans son jeu vidéo dédié au mondial. En amont de la compétition, un « Trophy Tour » réalisé en partenariat avec la FIFA a permis à 1 million de participants d’imaginer leur danse de célébration et de se faire prendre en photo avec le trophée de la Coupe du Monde. Les retours ont été excellents. Les ventes ont suivi (+4,5% au niveau mondial). Sauf… en Afrique du Sud. “On a trop misé sur l’émotionnel, en oubliant le coté terrain” a reconnu Emmanuel Seugé.


- online et offline se rejoignent. Un exemple : l’album virtuel Panini qui reproduit sur le web une expérience matérielle (la collection de vignettes de joueurs de foot). A lui seul, cet espace brandé Coca sur le site de la FIFA a attiré 85% du trafic du site. Autre exemple : lors du Trophy Tour, 300 000 photos individuelles ont été prise. 40 % des personnes sont allées récupérer leurs photos sur internet et une écrasante majorité les ont posté et diffusé sur les réseaux sociaux. Online et offline se rejoignent, au profit de l’interaction et de l’engagement, ce ne sont plus deux univers cloisonnés. D’ailleurs, c’est cette même marque qui est à l’origine d’une expérience intéressante d’intégration de Facebook au real world.
13 oct. 2010

Samsung Mobilers : du CRM au SRM

2 commentaires

Samsung est une marque que j’apprécie depuis longtemps. D’ailleurs, j’y ai fait souvent référence sur ce blog (ici, et , et encore ). Depuis quelques semaines, je fais parti des Samsung Mobilers : un groupe de 20 personnes sélectionnées par la marque pour tester les nouveaux mobiles, échanger et partager leurs retours d’utilisateurs. J’ai d’ailleurs créé un tumblr à cet effet.

Tout a commencé par une première soirée où on a chacun reçu un exemplaire du Samsung Wave, l’un des modèles phares du coréen. La soirée a aussi été l’occasion de faire connaissance avec les autres « mobilers » et les responsables marketing de Samsung. Prochaine étape ? Un week-end à Cannes pour recevoir le Samsung Galaxy. Entre temps, les Mobilers ont pour mission d’alimenter une page Facebook dédiée avec leurs retours d’expérience avec le Wave.

http://www.siliconrepublic.com/fs/img/news/201006/samsung-wave-1.jpg

Tests vidéos, trucs et astuces, photos,… Samsung a trouvé un moyen facile et ludique de générer de l’UGC (User Generated Content) autour de ses mobiles. Il faut dire que les Mobilers les plus passionnées seront récompensés par un voyage en Corée, ça motive.

Avec cette opération, on peut dire que Samsung passe du CRM au SRM… késako ? Le CRM, grosso modo, c’est la gestion de la relation client 1.0. On crée un « club » de marque, on collecte des adresses (physiques ou email), on envoi des mailings et on organise des jeux concours de temps en temps pour animer la base. L’objectif ? la fidélité.

http://prod-media.fr.samsungmobile.com/design/front_office/exclusive/images/visuels/decouvrir.jpg

Samsung a ainsi un club Samsung, auquel chacun est inscrit après l’enregistrement d’un produit sur le site. Puis il y a le club « Samsung Exclusive » pour les meilleurs clients, ceux qui ont enregistré plusieurs mobiles, qui ouvrent régulièrement les e-mails de la marque, etc. Une segmentation classique qui donne droit à de nouveaux avantages (événements privés, concours premiums, etc.)

Avec Samsung Mobilers, on entre dans une nouvelle dimension de la relation client, basée sur l’engagement. Là, Samsung s’adresse directement au sommet de la pyramide des « fans » (les 20 sélectionnés) et les transforme en ambassadeurs et même en partenaires. Avec ce nouveau statut, ceux-ci deviennent aussi légitimes que la marque pour parler en son nom (chaque semaine, 2 Mobilers sont nommés administrateurs de la page Facebook et ils écrivent au nom de Samsung).

image 

Ce statut de Mobilers ne les privent pas de leur liberté et de leur esprit critique (j’ose l’espérer) et leurs avis sont perçus comme plus objectifs qu’une communication « officielle ». Parce qu’ils appartiennent à la base des clients « lambda » de Samsung, les Mobilers incarnent la proximité. Ils suscitent un effet d’entraînement en incitant d’autres fans à poster leurs contenus et à participer à l’activité de la page.

Cette opération a le mérite d’être plus transparente que certaines opérations qui visent des blogueurs, puisque le statut de Mobilers est officiel et affiché, alors qu’un blogueur en contact avec une marque ne révélera pas forcément ce contact et son éventuelle rémunération à ses lecteurs (de plus en plus le font, heureusement).

4 oct. 2010

Le pire du buzz : Nescafé

Réagir

Nescafé a lancé ce matin une opération de buzz d’un gout douteux : “Wake up, Live More” orchestrée par l’agence Ogilvy PR. Le principe ? Un appel tôt le matin sur votre portable, destiné à vous réveillez. Un SMS vous invite à vous connecter à la page Facebook du jeu pour trouver qui vous a piégé. A votre tour de vous venger en réveillant un ami. Viralité assurée. Sur le papier.

Le jeu vise les 15-25 ans, habitués à ce genre de blagues potaches qui ont fleuri sur les libres-antennes de la bande FM. Mais pour lancer le buzz, Nescafé a commencé par piéger des blogueurs, qui n’ont pas gouté la plaisanterie. Un appel à 6h, c’est synonyme d’urgence, et bien souvent de mauvaise nouvelle… Parmi les 40 premières victimes, Gaduman ou Publigeekaire racontent leurs mauvaises expériences. Olgilvy, par la voix de son DG Eric Maillard, tombe des nues et ne comprend pas ce que son opération bien huilé a de tendancieux, voire dangereux. Car in fine, la question est : une marque a-t-elle le droit de violer ainsi l’intimité des gens? A ce sujet, Cyrille Chaudoit explique sur son blog tout ce que la mécanique de Nescafé a de perverse. Nescafé s’est cru tout permis, sous prétexte d’être “fun”…

Outre la dimension morale, il y a l’aspect légal. Dans le règlement, Nestlé dit avoir « effectué les procédures et obtenu les autorisations légales et administratives requises et notamment la déclaration relative à la mise en œuvre de traitement automatisé de données nominatives auprès de la Commission Nationale Informatiques et Libertés (CNIL) »… difficile à croire. Sur CB Webletter, un commentateur indique : “J’ai développé pendant 7 ans dans une boite spécialisée dans les services téléphoniques. Nous avions interdiction absolue de l’autorité des télécoms d’appeler / d’envoyer des SMS entre 22h et 7h.”

Après la gestion dramatique de l’affaire Kit Kat/Greenpeace, Nestlé s’illustre encore une fois par son amateurisme sur internet. Etonnant paradoxe : dans le même groupe, il y a Nespresso, à la communication digitale bien maitrisée  (voire verrouillée), notamment depuis l’arrivée de la concurrence.

3 oct. 2010

Nuit Blanche 2010 : cap à l’est

Réagir

Pour cette nouvelle édition de la Nuit Blanche, j’ai décidé de visiter la zone Est, pour échapper à la foule du centre… En tant que Twitt-reporter pour la mairie de Paris, j’avais un pass coupe-file, mais je l’ai assez peu utilisé : la zone était assez calme, ce qui était finalement appréciable : j’avais un mauvais souvenir de la foule dans les rues du Marais l’année dernière.

DSC00664

Direction donc le 20e, entre les stations Belleville et Pyrénées. Avec des constructions gonflables, une œuvre dont vous êtes le héros, un camion sur l’eau…DSC00668

#24 Installation “Confort #4” de Lang/Baumann à l’école primaire de Belleville.

Photo0148

#25 “Portrait temps réel” de Rébecca Bournigaut au Zèbre de Belleville (le plus petit cabaret d’Europe)

DSC00670

#26 “Mon repos aux Tuileries” de Claude Lévêque au parc de Belleville.

Ensuite, deux oeuvres sur le réseau RATP : “8 heures plus loin” de Dominique Blais, des annonces sonores en japonais sur la ligne 14 (surprenant) et “Metroscope” à la station fantôme Saint Martin, sur la ligne 9 (merci au chauffeur d’avoir ralenti !)

Et vous, qu’avez-vous vus/fait de votre Nuit Blanche ?

1 oct. 2010

#NB10

Réagir
Demain soir, je live-tweet la Nuit Blanche à Paris ! Retrouvez moi sur Twitter : www.twitter.com/bzante et grâce au hashtag #nb10.
Et oui, pour la première année, la Mairie de Paris a décidé de faire appel à des Twittereurs (j’aime pas l’expression “twittos”) pour partager leurs impressions via Twitter et sur le site de la Nuit Blanche. On est 20 a avoir été choisis. Je n’ai pas encore décidé de mon itinéraire, mais je me penche dessus d’ici demain. En attendant, vous pouvez retrouver ce que j’avais fait pour la Nuit Blanche 2009.

27 sept. 2010

Le futur de la pub sur mobile ?

Réagir

Sur les smartphones, la pub se limite pour le moment à des bannières plus ou moins moches. Avec sa plateforme publicitaire iAd lancée en juillet dernier, Apple veut mettre la barre bien plus haut et tirer parti des fonctionnalités de l’iPhone et de l’iPad pour proposer une véritable expérience utilisateur. Parmi les premiers annonceurs, Nissan et Unilever ont essuyé les plâtres : délais de conception sans précédent pour une campagne mobile (8 à 10 semaines, comme en télé) et implication d’Apple dans tout le processus créatif. Mais le résultat en valait la peine, si on en crois cette présentation de la campagne LEAF de Nissan :

Une pub à 1 million de dollars quand même (le ticket d’entrée pour annoncer sur iAd). Pour ce prix là (avec un double paiement qui plus est, à 10$ pour 1000 impressions et 2$ par interaction) les premiers annonceurs se sont surtout offert une belle campagne de RP.

Si le sujet vous intéresse, j’ai écrit cet article pour CB Webletter.

23 sept. 2010

Nesfluid : le pari risqué de Nestlé

Réagir

Ce matin Nestlé présentait en grandes pompes (5 heures de présentation presse) sa dernière  innovation : Nesfluid. Cette gamme de boissons « hydra-nutrition » est à base d’eau de coco et de lactosérum (rien que ça !).

nesfluid2 

Il y a 6 produits différents, correspondant chacun à 6 univers bien différent. Ils sont segmentés en fonction de critères croisés (âge, sexe, occasion de consommation, bénéfice attendu…). Par exemple, « vitalise », au guarana, pour s’énergiser, ou encore « protect », pour les seniors, « renforce », au calcium, pour les enfants. Cette « innovation de rupture » (pour reprendre les termes de Nestlé) a été testée pendant 2 ans, sur plus de 3 000 consommateurs, dans 6 marchés test.

Coté storytelling, Nestlé nous affirme que cette nouvelle « business unit » est en pleine cohérence avec l’esprit (pardon, l’ADN) du groupe :

- l’eau (Nestlé Waters)

- la nutrition

- le plaisir (le chocolat) nesfluid spot tv

Pour accompagner le lancement, massif : un plan media « 360 », qui s’appuie surtout sur la TV et la presse. Le spot TV (sur les écrans le 2 octobre) est visuellement très recherché. Reste à savoir si, au delà de l’effet « wow » il suffira à faire comprendre le concept de ce nouveau produit, entre plaisir et santé. C’est là qu’intervient la presse où Nestlé mise sur la pédagogie et le publi-communiqué. Sur le web, on a droit à un site de marque pédagogique, une page Facebook et un jeu en réalité augmentée pour le coté fun. En hors média, un « Nesfluid tour » viendra présenter le produit aux consommateurs potentiels, à travers des activités correspondant aux 6 univers. Bref, on a un mix-media complet. Problème : le produit. Visiblement, les distributeurs sont peu enthousiastes et Nestlé a du peser de toute sa force commerciale pour imposer la gamme dans les linéaires.

Pour avoir testé presque toute la gamme, j’avoue être un peu déçu – bon, ok, j’aurai pas du tester les 6 dans la même journée ;)

Par principe, toute la gamme ne m’est pas destinée. Mes préférés : Vitalise (guarana et Vitamine C), Renforce (calcium, Vitamine D, Phosphore) et Equilibre (Citron, Vitamine C). Par contre, je n’ai pas aimé Rayonne (Fruits rouge et polyphénols), Protect (Grenade, zinc, Sélénium) et Body (Thé vert, café vert et Ananas)…

Personnellement, je pense que ce produit ne rencontrera pas son public. Trop cher (1,60 euros les 250 mL), trop différent, superflux… les défauts ne manquent pas. Mais peut-être que je me trompe : Nestlé semble avoir bien pesé les risques (2 ans de développement). Qu’en pensez-vous ?

20 sept. 2010

Comment la pub a façonné le métro

Réagir

Journées du patrimoine obligent, il fallait bien faire quelque chose de mon dimanche. Direction donc le métro (si si) pour une visite culturelle et insolite intitulée “les mystères du réseau”, un titre alléchant. Malheureusement la visite m’a laissé un peu sur ma faim : on a beaucoup voyagé sur les lignes de la RATP, de la 12 à la 1 en passant par la 14 et la 6… mais pas de vrai mystère à l’horizon, ni même de station fantôme ! Et oui, il y a 4 ou 5 stations “fantômes” sur le réseau, fermées entre 1930 et 1949, mais aucune n’était ouverte pour ces journées du patrimoine… dommage.

Néanmoins, j’ai pu apprendre pas mal de choses sur le métro, son histoire et son architecture. C’était cette année le centenaire de la “Nord Sud”, l’ancêtre de la ligne 12 et l’objet d’une exposition à la station porte de Versailles.

A l’origine, le métro parisien était tenu par deux compagnies concurrentes : la CMP (Compagnie du chemin de fer Métropolitain de Paris) et la “Nord Sud”. La première gérait les lignes 1 à 11, la seconde les lignes A et B, devenues après la fusion avec la CMP les lignes 12 et 13. Les lignes des deux compagnies avaient des caractéristiques différentes : la Nord-Sud, challenger, proposait un confort supérieur dans les rames et les stations, des couloirs en courbe et un aménagement des stations particulier. Un détail : au lieu des plaques émaillées indiquant le nom des stations propres à la CMP, la Nord-Sud préférait des carreaux de faïence, toujours visibles dans les stations de la ligne 12.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9a/Metro_-_Paris_-_Ligne_12_-_Porte_de_Versailles_-_MF67.jpg

La couleur des carreaux changeait selon le type de station : vert pour les correspondances et terminus, marron pour les stations simples. En extérieur, la Nord Sud préférait de sobres habillages en fer forgé alors que la CMP se caractérisait par les flamboyants édicules Art Nouveau de Guimart.

http://img89.imageshack.us/img89/7855/vaugirard1ls7.jpg

Avec la fusion des deux compagnies, à la suite de la faillite de la Nord Sud en 1930, les différences se sont atténuées. Dans les années 50, quand la RATP (qui a succédé à la CMP à la Libération) décide de rénover son réseau, elle recouvre bon nombre de stations de la “Nord Sud” par une opération de “carrossage”. La raison : sur la Nord Sud, les emplacements publicitaires n’étaient pas normalisés… au lieu du classique 4 par 3, les panneaux faisaient du 2 par 3, un format impossible à vendre aux annonceurs. Aujourd’hui, certaines stations ont conservé leur carrossage, mais de plus en plus sont rénovées dans le style original de la Nord Sud. Seul changement : les affiches sont au format 4 par 3… Seule la station Solférino a conservé des emplacements en 2 par 3.

http://reseau.nord-sud.pagesperso-orange.fr/images/Liege1.jpg

18 sept. 2010

Comment Nespresso défend son statut

Réagir

http://popsop.ru/wp-content/uploads/nespresso_ritual_collection_05.jpgOn le sait, j’en ai parlé ici ou , le modèle de Nespresso est depuis peu mis à mal par l’arrivée de capsules “génériques”, produites par Maison du Café ou Casino. Une vraie menace, car ces capsules sont disponibles en grande distribution, alors que Nespresso maintient sa stratégie bicanale (web et magasin) qui lui permet de maitriser sa distribution et son image.

Si Nespresso n’est pas à proprement parler du luxe, la marque reste positionnée sur le haut de gamme, le “premium”. La nouvelle concurrence aurait même au contraire des effets bénéfiques. Dans une société où la consommation se fait de plus en plus en “sablier” (low cost d’un coté, premium de l’autre alors que la moyenne-gamme est marginalisée), ce positionnement pourrait se révéler payant. Il est encore trop tôt pour juger des effets de la concurrence sur Nespresso, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Nestlé croit à ce modèle premium. D’une part, le groupe suisse lance Special T, la déclinaison de Nespresso pour le thé, en vente uniquement sur internet pour le moment. D’autre part, toujours dans les boissons, la marque se lance dans l’”hydra nutrition” avec Nesfluid, une innovation préparée depuis 2 ans dans le plus grand secret.

Pour continuer à affirmer son statut haut de gamme, Nespresso s’attache à événementialiser son produit et son univers, pour en faire une “expérience” exclusive. Nespresso a ainsi présenté à une poignée de blogueurs ses nouveautés pour l’hiver. La plus emblématique : “Ritual Collection”, une ligne de tasse et d’accessoires autour du café, dessinée par le studio Andrée Putman, une signature prestigieuse pour un design épuré et raffiné. En parallèle, Nespresso continue à sortir des “éditions limitées” : cet automne, c’est “Kazaar”, un cru intense et puissant, mélange de deux sortes de Robusta et d’un Arabica. Et pour accompagner la dégustation, un coffret de chocolats propose une harmonie avec le café. Autant d’élément qui visent à différencier la marque de ses concurrents vendus en supermarché, un univers très éloigné de celui du luxe dont se réclame Nespresso.

16 sept. 2010

Sony imagine un futur en 3D et connecté

Réagir

Ce matin, c’était la conférence de presse de rentrée de Sony, à la maison des métallos à Paris. L’occasion de découvrir la stratégie de ce groupe global, présent à la fois dans les contenus et les terminaux.

Cette année, Sony a résolument pris le virage de la 3D : avec toute sa gamme de téléviseurs et de lecteurs Blue-Ray équipés, mais aussi via les Playstation et une série d’appareils photos 3D. Au total, c’est une trentaine de produits 3D qui vont être mis sur le marché d’ici Noël. Du coté des contenus, c’est aussi Sony qui fournit le matériel aux professionnel. En tant que producteur, le groupe mise sur la production de contenus en 3D, pour enclencher un cercle vertueux favorable à l’équipement des ménages. Un peu comme avec la HD il y a quelques années. Le groupe japonais vise 750 000 ventes d’appareils 3D d’ici à la fin de l’année (en incluant les PS3).

Second axe : la connectivité. Avec la plateforme Qriocity qui sera lancée en novembre, Sony entend connecter ses devices aux contenus. Un modèle copié sur celui d’Apple, mais étendu à davantage de terminaux. Cette plateforme de contenus (films et musique dans un premier temps, puis ebook et jeux) équipera les téléviseurs et les lecteurs DVD, puis les PC Vaio et les baladeurs. C’est un moyen de se positionner sur le secteur de la télé connecté, un domaine où Sony est déjà en avance grâce à son partenariat avec Google. Les premiers téléviseurs Sony équipés de Google TV seront lancés aux USA à la fin du mois. En attendant une arrivée en Europe, vraisemblablement en 2011.

Aurez vous une télé 3D et connectée pour Noël ? Gadget ou vrai besoin ?

11 sept. 2010

Rebranding : une opération complexe

Réagir

Dans la vie des entreprises et des marques, les cas de rebranding (ou, en bon Français, de changement de nom) sont relativement rares mais particulièrement complexes à réaliser. En quelques mois, il faut faire entrer dans l’esprit du public une nouvelle marque et faire une croix sur la notoriété dont bénéficiait la précédente. Ou au contraire, c’est un moyen de liquider un passif, une image de marque négative dans l’opinion.

Les raisons qui peuvent motiver un changement de nom sont multiples :

- se refaire une virginité (LCL qui remplace le Crédit Lyonnais, Orange qui remplace France Télécom….)

- pour accompagner un virage stratégique (Vivendi qui a remplacé la Compagnie Générale des eaux)

- après une fusion/acquisition ou un changement capitalistique (AGF qui devient Allianz, le CCF qui est passé sous la bannière HSBC, Thomson CSF qui est devenu Thales…)

- dans le cadre d’une stratégie de rationalisation d’un portefeuille de marque (Champion remplacé par Carrefour Market pour capitaliser sur la marque “Carrefour”)

Derrière ces “rebranding”, des cabinets de “naming” ou de conseil en stratégie de marque s’activent pour faire en sorte que la transition soit la plus douce possible. Dernier exemple en date : Edenred, le nouveau nom du groupe Accor Services (Ticket Restaurant, Kadéos, Césu, etc.), né de la scission entre les deux branches d’Accor (hôtellerie et services).

edenred

Pour lancer la marque au niveau mondial avant l’introduction en bourse, le dispositif de communication s’est appuyé sur le petit point rouge du logo, présent aussi sur le logo des Ticket Restaurant. Le 4 juin, d’énigmatiques boules rouges de 10 mètres de haut ont donc été disposées à travers le monde (le groupe est présent dans 40 pays), avant le reveal du nom de la marque. Exemple à la Défense :

 

Un site relayait l’opération, ainsi qu’un dispositif sur les réseaux sociaux. Mais difficile de susciter de l’engagement autour d’une marque inconnue, plutôt institutionnelle, avec laquelle le grand public n’a pas vraiment de contact.

Au final, pas sûr que le buzz ait vraiment pris : au milieu de l’été et pour un groupe plutôt BtoB, la mission était pour le moins difficile à relever, malgré un budget apparemment conséquent. Un exemple qui montre que malgré la tendance actuelle, le “buzz” et le marketing viral n’est pas adapté à toutes les marques et à toutes les cibles. Espérons que la communication plus corporate, à destination de la communauté financière et des leaders d’opinion ait mieux fonctionné. Apparemment oui, puisque l’introduction en bourse s’est bien passée.

 

Pour en savoir plus :

Entreprise citoyenne et engagée pour faciliter la vie et la performance des organisations des entreprises, Edenred invente depuis 50 ans des solutions qui se déclinent autour :
• des avantages aux salariés et aux citoyens, liés à l’alimentation (Ticket Restaurant®, Ticket Alimentation®) ou à la qualité de vie (Ticket CESU®, TicketChildcare Vouchers®…)
• des solutions de performance : gestion des frais professionnels (TicketCar®…), produits de stimulation et de récompense (Ticket Compliments®,Ticket Kadéos®…) et nouveaux produits électroniques prépayés.

site corporate : www.edenred.com

site événementiel : www.enjoyredexperience.com

5 sept. 2010

Le site du week-end (expérience)

Réagir

Retour du “site du week-end” sur le blog! Cette semaine : The Wilderness Downtown, le clip interactif du groupe Arcade Fire réalisé en html5 (un nouveau format pour le web, plein de promesses). Après avoir renseigné son lieu de naissance, on se trouve projeté dans une expérience musicale et visuelle inédite. Je vous laisse découvrir! Le site, sponsorisé par Google est officiellement fonctionnel uniquement avec le navigateur Chrome. Mais ça marche aussi sur Safari et Firefox, apparemment.

image
4 sept. 2010

Ils sont fous ces japonais!

Réagir

Les pubs japonaises sont souvent, pour nous occidentaux, un mystère. Trash, décalées, à l’humour hermétique… le fossé culturel est profond (lire à ce sujet cet article) On sait aussi que les japonais adorent la France (je vous conseille au passage cet article sur le “Franponais” ce curieux langage qui fleuri dans les rues du pays). Alors quand francophilie et publicité se rencontrent, ça donne un mélange détonnant, et savoureux.

Exemple avec cette campagne pour le champagne Nicolas Feuillatte disponible sur Youtube :