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3 mai 2011

Les afterwork Grant’s Live

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L’année dernière Heineken avait ouvert un lieu éphémère sur les Champs Elysées pour faire découvrir aux parisiens une nouvelle image de la bière, en l’associant à l’apéro, l’authenticité, la convivialité et la dégustation (et sortir du coté beauf qui caractérise cette boisson).

Cette année, c’est la marque de whisky Grant’s qui a tenté l’expérience du lieu éphémère, en investissant l’Imprimerie, une salle du 11e arrondissement pour en faire un lieu d’afterwork branché. La marque entend ainsi monter en gamme pour s’imposer dans les habitudes de consommations des jeunes urbains.

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Pendant 15 jours, la marque a organisé chaque soir l’afterwork Grant’s Live, une soirée privée, avec humoristes, musiciens, billard, baby-foot et bien sûr dégustations, le tout dans une ambiance cosy et détendue. Avec partout, un symbole récurrent, marque de fabrique de Grant’s : le triangle.

Le lieu a fermé ses portes samedi dernier, mais l’expérience devrait se poursuivre très bientôt en province, avis aux amateurs.

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PS : le meilleur cocktail était le “jazz club”, à base de cacao.

25 avr. 2011

LG dévoile ses ambitions pour la 3D au Grand Palais

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Le coréeen LG a choisi rien de moins que le Grand Palais pour le lancement européen de sa gamme de téléviseurs “Cinéma 3D” et affiche comme ambition de prendre 25% du marché.

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LG mise sur la 3D passive, comme au cinéma. Les avantages : des lunettes légères et plus confortables que les lunettes actives, un angle de visualisation à 180° et une image plus lumineuse. Le résultat est assez bluffant. Reste à connaitre les prix des téléviseurs.

Quant à la soirée de lancement, elle a réuni plus de 1300 personnes sous la verrière du Grand Palais pour battre le record de “la plus grand projection 3D privée du monde”, avec un écran de 27 mètres.

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13 avr. 2011

Un exemple de brand content : Nespresso

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Une marque comme Nespresso, qui vend autant des produits qu'une image a besoin d'enrichir sans cesse son univers pour continuer à séduire. Un impératif qui explique les nombreuses et diverses prises de paroles de la marque, destinées à ne pas lasser ses aficionados.
Rien que sur les 6 derniers mois, il y a eu le lancement de Kazaar (un grand cru force 12, en série limitée pour l'automne), une collection d'accessoires en collaboration avec le studio Putman, puis la série des “Variations” pour noël (mise en scène dans un très beau site), un partenariat avec l'artiste Manish Arora en boutique, la sortie d'une nouvelle machine pour printemps (Pixie) associée à une nouvelle série d'accessoires dessinés par le collectif 5.5 Designers, puis un nouveau cru en édition limitée (Onirio), etc.
TASSE CHRISTIAN GHION POUR NESPRESSO - Premium Espresso Onirio
A cela s'ajoute une com de marque dans la presse et en télé avec la figure emblématique de George Clooney, une communication print et en boutique autour des grands crus classiques, et une prise de parole autour de l'ecolaboration. Sans oublier les partenariats et le sponsoring (expo Andrée Putman à l'Hotel de ville, Gaité Lyrique, LeWeb, Festival de Cannes,… entre autres).

Cette profusion de communication et d'évènements autour de Nespresso est assez impressionnante, mais c'est à ce prix que la marque combat la banalisation et crée une préférence de marque face à ses nouveaux concurrents : quand on boit un Nespresso, on boit plus que du café, on entre dans un univers. Un univers beaucoup plus riche et valorisant que celui de Maison du café, Dolce Gusto ou Senseo. Nespresso, c'est le luxe abordable, une part de rêve et de raffinement que chacun peu expérimenter.
Pour éviter de tomber dans la monotonie, la marque n' hésite pas à investir des domaines qui lui sont a priori étrangers. Dernier en date, presque anecdotique, la cuisine.
Poire à la cardamone
La nouvelle édition limitée Onirio, s’accompagne d’une série de recettes inédites. Avec ses “petites galettes d’agneau à l’Onirio”, son “pavé de cabillaud Onirio”, ses “poires Onirio à la cardamome”, ou son “délice au café Onirio, chocolat et framboises'”, la marque étonne et ose sortir du cadre de la dégustation classique du café.
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Un bel effort de “brand content” de la part de Nespresso, qui lui permet d’enrichir son univers, en restant cohérent avec les valeurs et le raffinement de la marque, tout en proposant de nouvelles façon de consommer ses produits.

Autre élément de brand content : le magazine Nespresso, qui développe le “mode de vie” Nespresso et l’état d’esprit de la marque sur une centaine de pages. Dans le dernier numéro, on trouve : un portrait de Marianne Faithfull, un city guide de Londres, un reportage dans une plantation de café en Colombie, un voyage dans les coulisses de la supply chain Nespresso, les coulisses du tournage de la dernière pub télé, des recettes pour l’”afternoon coffee”, ou encore les capsules Nespresso magnifiée par un photographe. Cerise sur le gateau : Nespresso se paye même le luxe d’y vendre de la pub, puisqu’on y retrouve Hermès ou l’horloger Louis Moinet.


5 avr. 2011

Rasoirs : la surenchère marketing

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A l’origine, il y avait les rasoirs simples à une lame. Puis sont arrivés les rasoirs à 2 lames (soit). Puis 3 lames. Et puis 4. Et maintenant on en est arrivés à 5 lames…

Les industriels du rasage, Gillette et Wilkinson en tête, semblent s’être lancés dans une folle surenchère. Cette inflation du nombre de lames semble être le seul moyen qu’ils ont trouvé pour dynamiser leur marché et augmenter leurs marges, via un discours axé sur l’innovation et la nouveauté. C’est tout simplement dans la logique du cycle de vie d’un produit, un concept marketing bien connu qui peut se résumer par ce graphique :

introduction croissance maturite declin

Les marques de rasoirs jetables ou de rasoirs électriques ne se sont pas privé de se moquer de cette fuite en avant dans leur communication, comme Bic avec le Septator ou Philips avec le Quintippio.

Alors que le rasage est de moins en moins à la mode (le marché aurait perdu 200 000 acheteurs en deux ans), la guerre des lames a repris, avec l’Hydro 5 de Wilkinson et le Fusion Proglide de Gillette lancés tous les deux à l’automne 2010.

Elément intéressant, Gillette a changé son fusil d’épaule  : la marque communique toujours sur la technologie, mais sans parler du nombre de lame. Les pubs mettent en avant le confort de la coupe. Je ne résiste pas à mettre la version québécoise de la pub :

Quant à Wilkinson, les 5 lames sont bien sûr mises en avant, mais c’est l’aspect « hydratation » qui prend le dessus, avec le concept d’ « hydro-expérience ». (un lien avec l’hydro nutrition de Nesfluid ??)

J’avoue avoir été assez septique en recevant le Wilkinson Hydro 5 pour un test produit... 5 lames, c’est un peu gadget. Quand au diffuseur d'agents hydratants, je n’en voyais pas vraiment l’intérêt. Mais force est de constater que le rasage est bien amélioré et le confort est appréciable : la coupe est plus précise et la peau moins irritée - merci les “micro coussins protecteurs” vantés sur l’emballage. J’avais aussi reçu tout un pack de rasoir à distribuer et tous les amis qui l’ont testé y ont vu une nette amélioration. D’habitude, j’appréhende le rasage de la barbe de trois jours, que ce soit au rasoir mécanique ou au rasoir électrique. Là, c’est rapide, net et précis (sans aller jusqu’à dire que c’est devenu un plaisir, quand même). Autre point délicat : le rasage des zones sensibles comme le cou. Je n’ai pas su éviter quelques micro-coupures, mais le résultat est là encore probant.

A noter : je suis passé d’un rasoir 3 lames (le Gillette Mac3) à un 5 lames, je ne sais pas si la différence aurait été aussi flagrante avec un modèle plus récent.

Du coup, finalement, l’innovation marketing, ça a du bon, non ? Et les consommateurs semblent l’apprécier, alors pourquoi s’en priver : les nouveaux rasoirs sont tous des succès. Surtout que si l’on en croit le Figaro, Wilkinson a fait des efforts sur les prix : l’Hydro 5 est vendu 10 à 15% moins cher que son concurrent, le Gillette Fusion.

Mais reste à voir le prix des lames, le vrai cout de ce type de rasoir et source de marges appréciables pour les fabricants, de quoi rentabiliser les 130 millions investis par Wilkinson dans le développement de son produit (hors marketing/com)…

19 févr. 2011

L’astuce de 1664 pour contourner la loi Evin sur Facebook

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En France, la publicité pour l’alcool est strictement encadrée par la loi Evin. Sur internet, les annonceurs peuvent communiquer depuis 2009, mais pas n’importe comment. En particulier, ils doivent s’assurer de ne pas s’adresser aux mineurs.

Dans ces conditions, une présence sur Facebook peut tomber sous le coup de la loi Evin. Les marques d’alcool l’on bien compris et communiquent principalement via des sites propres, sur lesquels il faut renseigner sa date de naissance avant d’entrer (une mesure hypocrite, certes, mais qui leur permet de se protéger).

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Les marques d’alcool n’ont pourtant pas intérêt à négliger les réseaux sociaux. Elles utilisent donc les blogs (cf. la campagne d’Heineken), des pubs virales produites à l’étranger (qui échappent donc à la loi Evin) ou des opérations discrètes, voire subliminales.

Exemple avec 1664 et sa campagne “les terrasses bleues” qui connait une belle propagation virale sur Facebook ces dernières semaines. Le principe : un défi où chaque semaine, une ville de France est soumise au vote des fans de la page. Celle qui a le plus de vote accueillera la prochaine soirée “terrasse bleue”. Viralité assurée en misant sur le chauvinisme des fans.

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Sur la page, aucune référence (explicite) à la marque derrière l’évènement, ce qui lui permet de s’affranchir des contraintes de la loi Evin (filtrage des mineurs, mentions sanitaires, etc.). Sur tous les supports de communication et les photos de la page, la marque et son produit sont soigneusement absents. Ce n’est seulement dans la vidéo de la première soirée organisée à Paris qu’apparait la marque, de manière détournée : il y avait 1664 invités…

De plus, toute la campagne autour du défi reprends les codes de la campagne 1664 et l’association de la marque à la couleur bleue.

1664 gout à la française

Les Terrasses Bleues

Avec cette campagne détournée, 1664 étend encore son territoire de communication et s’approprie le “gout à la Française” en misant sur la viralité de Facebook. Le produit est mis en retrait, au profit de la promotion de valeurs et d’un univers. On se rapproche de ce qu’avait fait Marlboro avec sa ligne de vêtements Marlboro Classics (sauf que la “dangerosité” de la 1664 n’a rien à voir avec celle de la cigarette).

Finalement, tout ça est assez bien fait, mais ces contorsions révèlent bien les défauts de la loi Evin, assez peu adaptée aux réalités de l’internet et des réseaux sociaux.

16 janv. 2011

Acheter sur laRedoute.fr et repartir avec de l’argent virtuel…

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… c’est ce que va proposer le site d’e-commerce pour récompenser et fidéliser ses clients. La Redoute vient de passer un accord avec la start-up franco-américaine IFeelGoods. Le concept est le suivant : pour inciter à passer commande, souscrire à la newsletter ou devenir fan d’une page Facebook (par exemple) le site offrira des credits Facebook, permettant d’acheter des biens virtuels dans les jeux de type Farmville, CityVille et autres…

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Cette offre est vraiment innovante et étonnante de la part du VPCiste. Reste à savoir si les client(e)s de la Redoute seront intéressé(e)s par une telle offre. A priori, la clientèle de la Redoute a peu de points communs avec les accros des social games sur Facebook…

Et pourtant ! D’après un sondage auprès des internautes américains et britanniques, l'âge moyen du joueur sur Facebook est… 43 ans. Et il s’agit majoritairement de femmes. Je ne sais pas trop ce que la même enquête donnerait en France, mais à la louche, c’est donc bien le cœur de cible de la Redoute.

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Les partenariats de ce type sont aussi un bon moyen pour les éditeurs de jeux comme Zynga ou Playfish de recruter de nouveaux joueurs. Un partenariat gagnant-gagnant donc entre e-commerce et jeux sociaux. Le premier d’une longue série et une preuve de plus de l’engouement autour du social gaming, l’une des grandes tendances 2011 !

4 janv. 2011

7 tendances à suivre en 2011

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Avec la nouvelle année, c’est le moment des rétrospectives de 2010, mais surtout des prévisions pour 2011. Le site américain Mashable en a ainsi produit plus de 95… (OMG!) J’ai tout lu et j’en ai retiré 7 tendances qu’il me semble intéressantes à surveiller dans l’année qui vient.

- Le photo-sharing et le video-sharing “on the go”

Avec les smartphones, il est devenu ultra-simple de partager des photos en mobilité. Des applications comme PicPlz ou Instagram sont devenues rapidement populaires en 2010. En seulement 10 jours, Instagram a attiré 1 million d’utilisateurs. D’autres applications comme Foodspotting, DailyBooth ou Path se sont aussi lancées sur ce créneau très porteur. Foursquare vient d’ailleurs d’intégrer les photos à ses applications mobiles.

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Avec les nouvelles normes de compression et l’apparition de la 4G aux Etats-Unis, il va devenir aussi facile de partager des vidéos que des photos.

- La segmentation des réseaux sociaux

Parce qu’avoir 500+ amis sur Facebook a fait perdre le sens du mot « ami », les nouveaux réseaux sociaux s’adressent à des communautés bien plus petites, plus ciblées, pour proposer des interactions plus simples et plus efficaces. Par exemple, le réseau Path permet de limiter son réseau à 50 contacts. Sur iPhone, Fast Society permet de créer des réseaux sociaux éphémères (3 jours) pour échanger des messages au sein de petits groupes de personnes. Je reste quand même dubitatif sur cette tendance, qui s’adresse, à mon sens, à une niche.

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Mais Facebook a compris ce besoin de segmentation : avec sa nouvelle version des « Groupes », qui permet de sélectionner un nombre limité de contacts, le site permet de  n’échanger qu’avec une partie de ses amis, collègues ou membres de sa famille, notamment via un chat collectif.

- Les entreprises « mobile first » ou « tablet only »

Avec la démocratisation des smartphones et le lancement des tablettes, le mobile est devenu un media à part entière. Pas étonnant de voir arriver des business entièrement dédiés à des usages mobiles. J’ai déjà parlé de The Daily, le projet de Murdoch sur iPad. Depuis, Richard Branson a présenté le sien. D’autres projets devraient voir le jour, et pas seulement dans le domaine des médias.

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De plus en plus d’entreprises, médias ou non, devraient se lancer sur le mobile avant même d’être sur le web. Parmi les atouts du mobile : sa proximité avec l’utilisateur, les possibilités de personnalisation, la géolocalisation ou encore les possibilités de micro-paiement. Dans le même esprit, les services de géolocalisation ou de geotagging, qui n’ont de sens que sur le mobile, vont continuer à se développer et devenir de plus en plus utiles (en vertu de la fameuse loi de Metcalfe).

- Une nouvelle génération de publicité locale

Avec la géolocalisation permise par les smartphones et le boom de Foursquare ou Gowalla, la publicité locale entre dans une nouvelle dimension, ultra-ciblée, adaptée aux gouts et habitudes de chacun. En associant géolocalisation et social graph avec Places (« Lieux » en Français), Facebook pourrait aller très loin. Google est aussi sur les rangs pour récupérer une part de ce gâteau. D’autres acteurs, comme Yelp, Shopkick, Qype ou même PagesJaunes peuvent jouer les challengers. Quant à Groupon, si son fonctionnement repose principalement sur l’email, il a bâti en un temps record une impressionnante force commerciale sur le terrain qui pourrait lui donner un avantage certains dans ce domaine.

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L’avenir : le couponing géolocalisé au mètre près dans les rayons des supermarchés. La start-up Point Inside est en train de développer le concept.

- QR Code et Tagging pour connecter monde physique et monde digital

Toujours grâce au mobile, les QR Code devraient s’imposer dans le quotidien de tout à chacun. Les QR codes permettent de lier un objet physique (affiche, packaging…) à un contenu numérique (clip, site internet,…) : c’est le pont entre le online et le offline. Tous les objets peuvent être tagués, comme on tague des amis ou des lieux sur une photo ou un statut. Barcode Hero ou Stickybits permettent ainsi à tous de donner son avis et d’ajouter un contenu à des objets du monde réel.

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Problème : en France, deux formats concurrents de QR codes se partagent le marché, ce qui a ralenti son adoption par les annonceurs et les consommateurs et pourrait même empêcher cette technologie de décoller.

Mais après les QR codes, l’avenir est à la reconnaissance d’image. Google Goggles a ouvert la voie. Ambitieuse, l’application iPhone (française !) Moodstocks ambitionne même de créer une base de données d’objets, que chacun peut commenter et partager.

- Toujours plus de ludique et de check in

Le gaming a été la grande tendance de 2010, on l’a vu au Web10 en décembre dernier. Les services de check-in se sont popularisés, sur le principe du « si tu me dis où tu es/ce que tu fais, tu auras une récompense » (badge, réduction…). Aux Etats-Unis, GetGlue a levé 6 millions de dollars   pour proposer une nouvelle expérience de « connexion » entre les individus et les contenus. Concrètement, vous dites quels films ou série vous regardez et vous recevez une récompense, grâce aux 25 accords passés entre GetGlue et des acteurs de l’entertainment. A l’avenir, les box des FAI permettront d’effectuer automatiquement le check-in.

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En 2011, les marques et les entreprises vont toujours plus s’investir dans ces logiques de « gamification », comme moyen de générer de l’engagement et se rapprocher de leurs cibles.

- Le retour de l’email

Qui l’eu cru ? L’email revient en force. Un acteur comme Groupon a montré tout l’intérêt d’acquérir une base d’adresses email, vs. des fans sur Facebook. Avec une base de 15 millions d’adresses aux USA (et 30+ millions si l’on ajoute l’international), Groupon a pu atteindre une valorisation record de plus de 6 milliards de dollars. En France, un acteur comme MyLittleParis (qui a lancé sa version masculine Merci Alfred en septembre dernier) a montré comment, en apportant une vraie valeur à l’emailing, ce média pouvait encore toucher les internautes (cf. mon article ici).

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Mieux qu’une page avec des fans sur-sollicités, une base d’adresse emails peut se révéler très profitable, à condition de bien qualifier ses contacts et d’apporter un vrai intérêt au client : l’emailing pourrait revenir en force face au social marketing.

 

Voilà pour les prévisions pour 2011… Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne année et à se donner rendez-vous dans un an pour voir si j’étais totalement à coté de la plaque Sourire

26 nov. 2010

Contre nature ?

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On a appris cette semaine que Rupert Murdoch allait lancer un journal 100% iPad, un investissement de 30 millions de dollars pour son groupe, NewsCorp. Le concept de “The Daily” (c’est le nom du magazine) a été développé en partenariat étroit avec Apple. Ce sont Steve Jobs et Ruper Murdoch en personnes qui devraient présenter conjointement ce nouveau produit à la fin du mois, pour un lancement début 2011.

L’association des deux hommes à de quoi surprendre : le génie hype de la high-tech, Steve Jobs et le roi des tabloids, Rupert Murdoch sont deux personnalités très éloignées a priori. Pourtant, avec The Daily, ce sont en fait deux visions du web qui convergent : d’un coté, l’univers fermé d’Apple, qui trouve son aboutissement dans le système des applications et de l’autre, le refus de Murdoch de brader l’information sur le net. 

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The Daily apporte la synthèse de ces deux visions : un quotidien fonctionnement exclusivement sur la plate-forme de l’iPad, sans lien avec le web, vendu par abonnement (0,99$/semaine). C’est aussi un pari que l’iPad (et les tablettes en général) vont s’imposer dans les foyers et que les gens sont prêts à payer pour du contenu original, pensé pour ce support. A voir.
19 oct. 2010

3 enseignements de la campagne Coca Cola pour le mondial 2010

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Un peu de bonne humeur dans une période morose : le retour sur la Coupe du Monde 2010 et les actions menées par Coca-Cola au niveau mondial. C’est un Français, Emmanuel Seugé qui a piloter toute la communication du groupe lors de cet événement : installé à Atlanta, il est directeur marketing sport et entertainment pour Coca Cola Monde. Le 8 octobre dernier, il était à Paris pour présenter un keynote aux membres de CB Web le club (mon compte-rendu détaillé est ici). 

Quelques enseignements à tirer de cette opération de com :
- les marques deviennent productrices ou co-productrices de contenus (c’est le “brand content” ou '”branded entertainment”). Ici, c’est autour de la musique et de la célébration des buts (pour rester cohérent avec le slogan : “Open Happiness”) que Coca est intervenu. La marque fait émergé le chanteur K’naan et son single “Wavin’ Flag” réécrit spécialement pour Coca-Cola. Après 2,5 millions de titres vendus et une déclinaison en 20 langues, Universal considère désormais Coca comme un partenaire aussi important qu’une radio. Coca s’est d’ailleurs lancé dans la radio en partenariat avec Goom. Et a acheté de l’éditorial plutôt que de la pub sur le site goal.com. 


- les valeurs et le storytelling sont devenus plus importants que les produits. La marque a cherché à raconter une histoire cohérente autour de la célébration des buts, déclinée sur tous les supports (télé, web, DVD, musique, hors média…). EA Games a ainsi pu reprendre gratuitement l’hymne Wavin’ Flag, en échange de l’insertion d’un module “célébration de but” dans son jeu vidéo dédié au mondial. En amont de la compétition, un « Trophy Tour » réalisé en partenariat avec la FIFA a permis à 1 million de participants d’imaginer leur danse de célébration et de se faire prendre en photo avec le trophée de la Coupe du Monde. Les retours ont été excellents. Les ventes ont suivi (+4,5% au niveau mondial). Sauf… en Afrique du Sud. “On a trop misé sur l’émotionnel, en oubliant le coté terrain” a reconnu Emmanuel Seugé.


- online et offline se rejoignent. Un exemple : l’album virtuel Panini qui reproduit sur le web une expérience matérielle (la collection de vignettes de joueurs de foot). A lui seul, cet espace brandé Coca sur le site de la FIFA a attiré 85% du trafic du site. Autre exemple : lors du Trophy Tour, 300 000 photos individuelles ont été prise. 40 % des personnes sont allées récupérer leurs photos sur internet et une écrasante majorité les ont posté et diffusé sur les réseaux sociaux. Online et offline se rejoignent, au profit de l’interaction et de l’engagement, ce ne sont plus deux univers cloisonnés. D’ailleurs, c’est cette même marque qui est à l’origine d’une expérience intéressante d’intégration de Facebook au real world.
18 sept. 2010

Comment Nespresso défend son statut

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http://popsop.ru/wp-content/uploads/nespresso_ritual_collection_05.jpgOn le sait, j’en ai parlé ici ou là, le modèle de Nespresso est depuis peu mis à mal par l’arrivée de capsules “génériques”, produites par Maison du Café ou Casino. Une vraie menace, car ces capsules sont disponibles en grande distribution, alors que Nespresso maintient sa stratégie bicanale (web et magasin) qui lui permet de maitriser sa distribution et son image.

Si Nespresso n’est pas à proprement parler du luxe, la marque reste positionnée sur le haut de gamme, le “premium”. La nouvelle concurrence aurait même au contraire des effets bénéfiques. Dans une société où la consommation se fait de plus en plus en “sablier” (low cost d’un coté, premium de l’autre alors que la moyenne-gamme est marginalisée), ce positionnement pourrait se révéler payant. Il est encore trop tôt pour juger des effets de la concurrence sur Nespresso, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Nestlé croit à ce modèle premium. D’une part, le groupe suisse lance Special T, la déclinaison de Nespresso pour le thé, en vente uniquement sur internet pour le moment. D’autre part, toujours dans les boissons, la marque se lance dans l’”hydra nutrition” avec Nesfluid, une innovation préparée depuis 2 ans dans le plus grand secret.

Pour continuer à affirmer son statut haut de gamme, Nespresso s’attache à événementialiser son produit et son univers, pour en faire une “expérience” exclusive. Nespresso a ainsi présenté à une poignée de blogueurs ses nouveautés pour l’hiver. La plus emblématique : “Ritual Collection”, une ligne de tasse et d’accessoires autour du café, dessinée par le studio Andrée Putman, une signature prestigieuse pour un design épuré et raffiné. En parallèle, Nespresso continue à sortir des “éditions limitées” : cet automne, c’est “Kazaar”, un cru intense et puissant, mélange de deux sortes de Robusta et d’un Arabica. Et pour accompagner la dégustation, un coffret de chocolats propose une harmonie avec le café. Autant d’élément qui visent à différencier la marque de ses concurrents vendus en supermarché, un univers très éloigné de celui du luxe dont se réclame Nespresso.

16 sept. 2010

Sony imagine un futur en 3D et connecté

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Ce matin, c’était la conférence de presse de rentrée de Sony, à la maison des métallos à Paris. L’occasion de découvrir la stratégie de ce groupe global, présent à la fois dans les contenus et les terminaux.

Cette année, Sony a résolument pris le virage de la 3D : avec toute sa gamme de téléviseurs et de lecteurs Blue-Ray équipés, mais aussi via les Playstation et une série d’appareils photos 3D. Au total, c’est une trentaine de produits 3D qui vont être mis sur le marché d’ici Noël. Du coté des contenus, c’est aussi Sony qui fournit le matériel aux professionnel. En tant que producteur, le groupe mise sur la production de contenus en 3D, pour enclencher un cercle vertueux favorable à l’équipement des ménages. Un peu comme avec la HD il y a quelques années. Le groupe japonais vise 750 000 ventes d’appareils 3D d’ici à la fin de l’année (en incluant les PS3).

Second axe : la connectivité. Avec la plateforme Qriocity qui sera lancée en novembre, Sony entend connecter ses devices aux contenus. Un modèle copié sur celui d’Apple, mais étendu à davantage de terminaux. Cette plateforme de contenus (films et musique dans un premier temps, puis ebook et jeux) équipera les téléviseurs et les lecteurs DVD, puis les PC Vaio et les baladeurs. C’est un moyen de se positionner sur le secteur de la télé connecté, un domaine où Sony est déjà en avance grâce à son partenariat avec Google. Les premiers téléviseurs Sony équipés de Google TV seront lancés aux USA à la fin du mois. En attendant une arrivée en Europe, vraisemblablement en 2011.

Aurez vous une télé 3D et connectée pour Noël ? Gadget ou vrai besoin ?

9 juin 2010

La vision de Serge Papin (Système U) sur la distribution et la consommation

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Cet après-midi, Serge Papin, PDG de système U intervenait dans le cadre de la journée des Clubs de l’ADETEM (association de professionnels du marketing). A la tête d’un réseau de 1400 magasins (U express, Marché U, Super U, Hyper U) il a aussi publié un livre iconoclaste pour un géant de la distribution: « Consommer moins, consommer mieux. »

http://www.mageneration.com/medias/nw/articles/images/20086/serge-papin-cred-patrick-ot.jpg

Pour m’être pas mal intéressé au secteur de la distribution (cf. cette série d’articles), j’étais ravi d’avoir l’opportunité de l’écouter. De son intervention, j’ai retenu quelques tendances clés pour le secteur :

  • Une évolution vers une consommation plus respectueuse de l’environnement et de la santé. Cela implique aussi une remise en cause progressive du low cost au profit de la qualité. Chez U, la gamme bio est en croissance de 70%. A cela, on peut associer un besoin de proximité, dans les approvisionnements notamment. Ainsi, en Alsace, U s’implique pour l’ouverture au produit locaux, avec des engagements en niveau de chiffre d’affaire.
  • Une recherche de l’utile plutôt que du futile, un recentrage sur la simplicité, avec par exemple, le développement de la location ou des « drives » (ou « picking »). Les consommateurs redécouvrent aussi la cuisine et se détournent du « tout chimique ». Et puis, « c’est toujours plus facile de faire fondre du chocolat que d’acheter du Nutella »…
  • Les marques ont perdu leur cœur de cible et leur valeur alors que la gamme U représente aujourd’hui un article vendu sur deux (en volume)… Le pire exemple :Danone, qui a fait le grand écart, entre Esensis et l’Ecopack. Il faut un retour au bon sens, dans les packaging et les prix principalement, pour sortir d’un système où les prix abusivement hauts compensent des prix abusivement bas.
  • L’hyper sera sauvé par davantage de service, pas par les promos. Pourquoi pas un nutritionniste en magasin pour conseiller les clients ? Le Drive, attaché à un point de vente physique et affichant les mêmes prix qu’en magasin peut aussi rattacher à cette tendance vers davantage de services.
  • Enfin, les cartes de fidélité « plombent les comptes ». Pourquoi ne pas les supprimer et baisser les prix en proportion ? Personne n’a le courage de le faire franchement, mais les avantages associés aux programmes de fidélité diminuent. Les compagnies aériennes sont d’ailleurs déjà en train de revenir sur leur générosité… A charge de trouver de nouveaux moyens de fidéliser une clientèle.

En tout cas, cette heure d’échange m’a bien donné envie d’en lire plus…

1 juin 2010

Ajoutés sur Delicious (9 liens)

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Posted: 01 Jun 2010 11:19 AM PDT
Les Keyworders sont des sociétés (en général le mari et la femme, dans 80% des cas, et qui se tirent un salaire mensuel de 20.000 euro …. oui j'ai dit mensuel …) qui achètent à votre place des clics sur les réseaux de liens sponsorisés Adwords, Yahoo et Bing (avec une large dominante Adwords, bien sûr), et qui se rémunèrent à chaque fois que vous avez une vente grâce à eux.
Posted: 01 Jun 2010 08:59 AM PDT
Average six-pack not good enough for you? Heineken might be able to help you out with Your Heineken, which allows beer drinkers to order customized six-packs for themselves or as gifts.
Consumers can submit their own pictures or designs or choose from 42 pre-designed sleeves. They can preview their creations on theYour Heineken website, which provides a 3D visualization of the customized bottle. Pricing varies according to country.
Posted: 01 Jun 2010 08:54 AM PDT
Subaru has created a free Badge of Ownership program as a way to recognize their owners loyalty and encourage them to promote their interests. The badges attach directly to the owners vehicle The main badge denotes the number of Subaru's owned. Additional merit badges can be added including the 100,000 mile club, outdoor sports, environmental, and music/arts. In order to get any of the badges, proof of ownership must be provided in the form of a vehicle identification number.
Posted: 01 Jun 2010 08:23 AM PDT
Si les moins de trente ans sont ceux qui s'exposent le plus sur le web, ce sont aussi les plus vigilants en ce qui concerne la nature des données divulguées. Notamment parce qu'ils en mesurent les retombées professionnelles.
Posted: 01 Jun 2010 07:26 AM PDT
Pour finir, Tristan Nitot termine son billet en indiquant que l'iPad va avoir du succès, car il cumule certains avantages clés, en plus d'avoir bénéficié d'un plan marketing redoutable. Mais ce qu'il n'aime pas à propos de l'iPad, « c'est la direction dans laquelle nous nous dirigeons en tant que société, où l'utilisateur est réduit à consommer, où la bidouille et la créativité sont interdites, où un gardien décide de ce qui est bon pour vous et donc ce qu'il daigne vous autoriser à utiliser. Et ça, c'est à peu près l'opposé de la société que je souhaite, en tant que père, citoyen numérique et du monde, activiste et producteur de contenu numérique. »
Posted: 01 Jun 2010 04:11 AM PDT
Manœuvres, listes de soutien, relais presse, campagne d'insultes via des blogs anonymes... Depuis quelques semaines, rien ne va plus au sein des Jeunes Populaires. Jusqu'au mois d'août, les militants UMP de moins de trente ans font campagne pour désigner leur président. Et du point de vue de la pratique politicienne, ils n'ont rien à envier à leurs aînés.
Posted: 01 Jun 2010 02:15 AM PDT
L'entreprise profitera également de nombreuses synergies avec le géant japonais. Les achats de matières premières se feront désormais au niveau de la maison mère, laissant entrevoir de substantiels rabais. Mais, surtout, les marques d'Orangina Schweppes bénéficieront de la R & D de Suntory, une force de 350 Géo Trouvetou ultra­créatifs. En 2009, ils ont développé 150 nouveaux produits rien que pour le Japon. Certaines boissons pourraient être directement adaptées à d'autres marchés, comme les breuvages santé (bénéfiques pour la peau, les os…) ou les «energy drinks». Luis Bach le reconnaît : «Quelques innovations m'ont déjà tapé dans l'œil.» Les premiers lancements en Europe sont programmés pour 2011.
Posted: 31 May 2010 12:08 PM PDT
Arnaud Lagardère a un «vice avouable». Devenir le leader mondial sur le marché du sport. Marketing, représentation, organisation d'événements, le mécène a un pied partout dans le domaine du management. Et un appétit toujours plus grand. Dans une logique d'expansion, Lagardère Sport a récemment racheté sa cousine américaine «Best», une société de marketing sportif spécialisée dans les sports américains. L'objectif d'Arnaud Lagardère étant de s'implanter aux Etats-Unis et d'intégrer dans son répertoire quelques stars du football américain ou du basket à l'image de Ricky Rubio, Jaokim Noah et le Chinois Yi Jianlian, tous sous contrat avec «Best».
Posted: 31 May 2010 12:05 PM PDT
Les consommateurs français payent en moyenne 51% de plus pour des produits « verts » et 29% de plus pour leur alimentation et leurs boissons bio, contre respectivement 55% et 27% en 2006 selon une étude du Centre for Retail Research mandaté par le site Kelkoo.fr.