Pour ce week-end, un beau site tout en infographies et en animations, créé par la chaine américaine History, à l’occasion des 150 de la Guerre de Sécession. Une façon ludique et interactive d’apprendre l’histoire et de présenter des informations brutes. Si cette représentation visuelle de la guerre ne remplace pas un bon livre d’histoire pour le vision chronologique, je trouve ce concept génial pour intéresser les jeunes et les moins jeunes à des sujets complexes.
Les infographies sont de plus en plus présentes sur le web, pour expliquer tout et n’importe quoi. A ce sujet, je vous invite à consulter mon article sur les exemples d’infographies utilisées dans la pub.
Parce qu’il n’y a pas que Samsung dans la vie, quelques trouvailles glanées dans les allées du CTIA 2011 :
- Le meilleur design : Sanyo Innuendo par Kyocera
Un appareil très sexy, au design tout en courbes et avec deux écrans. Le concept est assez difficile à décrire, mais pour résumé, il s’agit d’un 2 en 1 : clavier Qwerty à l’intérieur et clavier T9 sur écran Oled à l’extérieur. Un objet très intrigant et étonnant, avec le clavier externe rétro-éclairé qui disparait quand on ne l’utilise pas.
- la start-up la plus intéressante : Vive
Vive est une start-up développée au sein du Services Labs du groupe Qualcomm et elle fait partie des trop rares applications grand public présentées sur le salon. Il s’agit d’un outil de recommandation sociale qui propose des applications (Facebook, Android, iPhone, etc.) pour partager ses achats et activités en échange de points et de badges. Une dimension locale va être ajoutée, avec de la réalité augmentée, pour voir et savoir ce qui a été partagé et noté autour de soi.
- la tablette la plus étonnante : la LG G-Slate (OptimusPad en Europe)
La G-slate est une tablette Android 3.0 classique au format 8.9, sauf que.. elle intègre la 3D. Sa caméra est en effet équipée de capteurs capables de capturer des séquences vidéo 3D en 1080p. Il faut ensuite s’équiper de lunettes passives pour en profiter.
- le mobile le plus prometteur : le HTC Evo 3D
Encore de la 3D, cette fois-ci du coté de HTC, et sans lunettes. Si le résultat est encore perfectible, le résultat est bluffant. Ce premier mobile à intégrer la 3D, avec l’optimus 3D de LG permet d’imaginer beaucoup d’applications en dehors de la vidéo, notamment pour les jeux !
- la meilleure animation de stand : Nokia
Au centre du stand Nokia, un café, servant (notamment) des espresso. Une denrée rare et appréciable au pays du café “americano”, breuvage qui tient plus de l’eau que du café. Mais là où ça devient (encore plus) intéressant, c’est que la base des tasses intégraient une puce RFID qui permettaient de participer à un concours en faisant le tour du stand. A chaque table de présentation, une cible dans laquelle déposer sa tasse. Si les lumières passaient au rouge c’était gagné. Malheureusement je n’ai pas eu de chance cette fois-ci.
J’aime bien aller faire un tour de temps en temps au flagship Citroën sur les Champs (cf. ma dernière visite). D’abord parce que c’est un espace de calme à coté de l’agitation de l’avenue (et oui, c’est toujours quasi vide…) et ensuite parce qu’on y fait toujours des découvertes sympa.
En ce moment, c’est la Citroën Re-volt qui est à l’honneur (après la “Sur-Volt” l’été dernier). Je ne suis pas fan…
Mais le principal centre d’intérêt du flagship, c’est l’intégration du digital à l’espace de présentation. En montant les escaliers, ce qui frappe, c’est ce vaste mur d’écrans :
A chaque étage, des vitrines tactiles ont été installées pour compléter les informations sur les modèles exposés, via des vidéos notamment.
Le plus impressionnant ? Les bornes de réalité augmentée, grâce auxquelles un simple bout de papier se transforme en volant pour piloter une DS3.
Réalité Augmentée, bornes tactiles, murs d’écrans : à quand une généralisation sur les points de vente ?
Le Web10 avait un sponsor étonnant : Renault. Etonnant, car on ne s'attends pas à trouver un constructeur automobile dans un évènement techno. Et s'il fallait parler d'high tech sur ce secteur, je me tournerais plutôt vers BMW, Fiat ou même Citroën, qui ont développé des applications et des stratégies digitales innovantes.
Par exemple, Citroën a pris récemment le tournant numérique, symbolisé dans la signature "creative technology". Elle a ainsi développé des applications iPhone "car to web", mis en place un configurateur tactile en concession pour la DS3 et va même tenter de fédérer ses clients sur le net via une plate-forme communautaire.
Quant à Renault, qui veut “conduire le changement”, la marque a encore du travail à faire pour apparaitre à la pointe de la technologie. Elle s'est donc lancée dans une opération de séduction des leaders d'opinion et utilise sa gamme de véhicule électrique comme vitrine. Le stand Renault était immanquable dans le hall principal du Web et c'est son PDG, Carlos Ghosn, qui a ouvert l'évènement.
De son discours, je retiens que Renault consacre 15% de son budget de com au digital, qu'ils voudraient aller plus loin, plus vite, mais manquent de gens vraiment compétents. Sur le stand, les modèles électriques à venir étaient présentés, ainsi que les infrastructures nouvelles qui en découlent : bornes de recharge, batteries "quickdrop" (échangeables en 3 minutes), recharges express... Une application iPhone permet de voter pour déterminer les points d'installation des premières bornes.
En Israël, une expérimentation à grande échelle a débuté : c'est le projet Better Place, que son fondateur, Shay Agassi, a présenté au Web.
Tout ça est bien beau, mais Renault parviendra-t-il à imposer sa vision du véhicule électrique? S'agit-il d'un projet réaliste ou d'une simple opération de com (couteuse!) destinée à rejaillir sur l'image de la marque en général?
Pour l'instant, l'enjeu est clairement un enjeu d'image plutôt qu'un enjeu commercial : le modèle présenté au Web, le Twizy, vise une niche, par son design décalé (et vraisemblablement par son prix). Réponse fin 2011.
J’ai découvert Andrée Putman il y a quelques années, à la faveur d’un portrait dans Challenges ou l’Express. Je me souviens avoir été frappé par son style, audacieux tout en étant emprunt de classicisme. Mais surtout par sa photo, presque iconique, qui illustrait l’article : il traduisait une impressionnante détermination et une part d’énigme.
Puis en septembre, j’ai croisé Olivia Putman, sa fille, qui dirige l’agence Andrée Putman, à l’occasion de la présentation de la Ritual Collection créée pour Nespresso. Et là, la mairie de Paris lui rend hommage avec une rétrospective (gratuite) à l’hôtel de ville, jusqu’au 26 février.
Après de longues minutes à attendre dans le froid (l’exposition est visiblement un beau succès), j’ai pu en découvrir davantage sur cette artiste, une designer, mais surtout un oeil, une patte, un style.
Andrée Putman créée des objets, repère les plus belles créations, les assemble. Elle arrange les matières, les couleurs et les formes. Au delà du fonctionnel et du matériel, elle crée un univers, un monde épuré et sobre, avec des touches d’extravagance.
Sous les voutes de la salle St Jean, le piano Voix Lactée côtois la salle de bain à damier de l’hôtel Morgans, les fauteuils du Concorde ou les tasses Nespresso. Un ensemble hétéroclite, certes mais cohérent et presque intemporel.
Entourée d’artistes depuis son enfance, Andrée Putman est aussi une femme du monde, prise entre New York et Paris. De l’abbaye de Fontenay où elle a passé son enfance jusqu’au papier glacé des magazines japonais, en passant par les folles nuits du Palace, l’exposition retrace aussi l’ascension et le parcours hors du commun d’une femme qui, à 85 ans, mérite son titre d’”ambassadrice du style”.
Une exposition et une artiste à découvrir jusqu’au 26 février.
On le sait, j’en ai parlé ici ou là, le modèle de Nespresso est depuis peu mis à mal par l’arrivée de capsules “génériques”, produites par Maison du Café ou Casino. Une vraie menace, car ces capsules sont disponibles en grande distribution, alors que Nespresso maintient sa stratégie bicanale (web et magasin) qui lui permet de maitriser sa distribution et son image.
Si Nespresso n’est pas à proprement parler du luxe, la marque reste positionnée sur le haut de gamme, le “premium”. La nouvelle concurrence aurait même au contraire des effets bénéfiques. Dans une société où la consommation se fait de plus en plus en “sablier” (low cost d’un coté, premium de l’autre alors que la moyenne-gamme est marginalisée), ce positionnement pourrait se révéler payant. Il est encore trop tôt pour juger des effets de la concurrence sur Nespresso, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que Nestlé croit à ce modèle premium. D’une part, le groupe suisse lance Special T, la déclinaison de Nespresso pour le thé, en vente uniquement sur internet pour le moment. D’autre part, toujours dans les boissons, la marque se lance dans l’”hydra nutrition” avec Nesfluid, une innovation préparée depuis 2 ans dans le plus grand secret.
Pour continuer à affirmer son statut haut de gamme, Nespresso s’attache à événementialiser son produit et son univers, pour en faire une “expérience” exclusive. Nespresso a ainsi présenté à une poignée de blogueurs ses nouveautés pour l’hiver. La plus emblématique : “Ritual Collection”, une ligne de tasse et d’accessoires autour du café, dessinée par le studio Andrée Putman, une signature prestigieuse pour un design épuré et raffiné. En parallèle, Nespresso continue à sortir des “éditions limitées” : cet automne, c’est “Kazaar”, un cru intense et puissant, mélange de deux sortes de Robusta et d’un Arabica. Et pour accompagner la dégustation, un coffret de chocolats propose une harmonie avec le café. Autant d’élément qui visent à différencier la marque de ses concurrents vendus en supermarché, un univers très éloigné de celui du luxe dont se réclame Nespresso.
Hier après-midi, petit passage au showroom Citroën sur les Champs Elysées, désespérément vide… Il faut dire que les modèles présentés en ce moment n’ont rien de très attirant.
Pourtant… au tout dernier étage du bâtiment, il y a ça:
La Citroën Survolt, un concept-car à la carrosserie impressionnante et stylée (je n’aime pas les voitures, mais celle-là m’a bluffé, surtout de la part de Citroën). En plus, ce modèle est 100% électrique! Le rêve quoi…
Pour justifier l’ascension des 3-4 étages du flagship, il y a aussi un “bar à oxygène” et un bar Vitamin Water.
Au menu de la semaine: une cuillère-origami, les chiffres fous de Google, les odeurs du métro, le fer à repasser pour hommes, un article sur le maquillage de nourriture et un autre sur la déontologie des journalistes français… enjoy.
- “Pourquoi ça pue autant dans le métro parisien ?” se demande Megalopolis (le nouveau magazine du Très Grand Paris, #1 actuellement dans les kiosques)… une enquête dans le sous-sol parisien qui amène notamment la journaliste (la twitter-addict @misspress) à conclure que les usagers sont attachés à ces odeurs, caractéristiques de la ville. Et pour rester dans le métro, ce reportage des étudiants de l’école de journalisme de Sciences Po sur les coulisses de la RATP:
- pour avoir une idée de l’étendu de la pieuvre Google, une méga-infographie circule sur le web… pleine de chiffres hallucinants mais qui sont très vite obsolètes. 20h de vidéos/minutes uploadées sur Youtube, 146 millions d’utilisateurs de Gmail, 270 000 mots/minutes écrits sur Blogger (tiens tiens, je n’y suis pas pour rien), etc, etc.
- sur Presse-Citron, une innovation marketing de taille, que je vous laisse découvrir: le fer à repasser pour… hommes. Et oui… pour Philips le repassage ne devrait pas être qu’une affaire de femme. Exit donc les couleurs lavande et blanc lavabo: bienvenue au fer à repasser high-tech, au design digne d’une Ferrari… perso, ça ne me fait pas vraiment rêver…
- pour en rester dans les innovations marketing, voici un nouveau concept de packaging plutôt malin, avec la cuillère intégrée dans le couvercle du pot de yaourt: la Spoonigami est née dans l’imagination du designer Yael Miller. Bientôt dans les rayons de nos supermarchés?
- j’ai déjà parlé sur ce blog du maquillage d’aliments pour des pubs notamment (ici)… encore un article qui va dans ce sens, sur 20minutes Week-End, à propos des magazines et des bouquins culinaires cette fois-ci. Et l’on découvre des poulets pas cuits mais vernis, de la vaisselle nettoyée au lave-vitre, des terrines de gélatine,… l’essentiel est de faire beau, pas bon.
- Pour finir, un article intéressant sur le blog tout aussi passionnant “c’est pas ma faute, je suis franco-américaine”. Une étudiante en journalisme décrit son cours de déontologie… avec son regard franco-américain (c’est le principe de son blog). Parmi les sujets abordés, les cadeaux (des marques, les voyages de presse, etc.), les prises de position dans les articles, la neutralité,… autant de points sur lesquels les cultures française et américaine divergent… Edifiant.
Wonderwall, c'est une agence de design intérieur japonaise, spécialisée dans la conception de boutiques innovantes. On lui doit notamment le désormais fameux flagship d’Uniqlo dans le quartier de l’opéra (j’en avais parlé ici) ou, toujours à Paris, la boutique Colette du 213 rue Saint Honoré. Leur site est très beau et propose un format innovant de portfolio que je vous laisse découvrir, dommage que tout ça mette un peu de temps à se charger…