Affichage des articles dont le libellé est Mode. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Mode. Afficher tous les articles
21 nov. 2010

Le site du week end (social shopping)

Réagir
Le site du week-end s’appelle Tribalista. Encore en version beta, ce site surfe sur la vague du social shopping et du on to off : il permet de constituer une tribu d’amis, de partager ses bons plans, de découvrir de nouveaux lieux et d’obtenir des réductions. image
Pour son lancement, le site organise un évènement très sympa : le Tribalista Tour. A bord d’un cab anglais, vous partez pour quelques heures de shopping entre amis ou inconnus dans des boutiques sélectionnées. Pour 25€ (ou 15€ avec un flyer) chacun reçoit deux bons de 25 euros à dépenser. Le tour se conclu par un verre dans un bar. C’est Groupon en plus convivial.
2010-11-19 13.27.45
J’ai testé le concept, c’est sympa, les boutiques sont variées et les bons peuvent être utilisés pendant 3 mois. Reste à voir combien de commerçants seront prêt à jouer le jeu (pour ce premier tour, 6 boutiques sont concernées). C’est aussi un peu risqué de partir faire du shopping “en blind”, mais si on aime être surpris et passer les portes de nouveaux lieux, ça en vaut la peine!
Le concept a été développé par Jérome Chasques, qui a fondé Monsieurcinema.com pendant la bulle internet, puis a inventé le concept du diner dans le noir, avant d’importer aux USA les coffrets cadeaux. Bref, quelqu’un qui a du nez. Un gros actionnaire est derrière Tribalista, mais nous n’en saurons pas plus pour le moment…
29 avr. 2010

Un exemple d'application marketing de Foursquare

Réagir
Foursquare, c’est le service de géolocalisation qui buzze depuis un moment, le “next big thing” pour certains, après Twitter et Facebook. Yahoo aurait offert 100 millions de dollars pour l’acheter, sans succès apparemment…
foursquare_logo
Jusqu’à présent on se demandait à quoi pouvait bien servir ce service qui permet de diffuser sa localisation en temps réél à ses contacts et de “check-in” dans les lieux que l’on fréquente pour collecter des “badges”… virtuels.
La marque de luxe Jimmy Choo vient de prouver qu’il était possible d’utiliser Foursquare à des fins marketing, avec une opération de grande ampleur dans les rues de Londres. Pour participer, il suffit de suivre les traces d’une paire de chaussure et de se rendre suffisamment vite sur le lieu du “check in” pour repartir avec. C’est simple, c’est ludique et ça préfigure de nouveaux usages de la géolocalisation.
Foursquare Jimmy Choo
Le principe de la chasse au trésor, mêlant réseaux sociaux, géolocalisation et vie réelle n’est pas nouveau: ça me rappelle les opérations de Samsung et Toshiba dont j’avais parlé ici.
8 févr. 2010

Quand Fiat et Barbie se rencontrent…

Réagir

… ça donne ça: un Pink My Ride à coup de vernis à ongle rose fluo…

 

Giovanni Perosino, le directeur marketing monde de Fiat était justement de passage à Sciences Po en décembre, pour revenir sur le lancement de la Fiat 500… j’ai perdu mes notes (c’est malin!), mais j’avais live-twitté le cours :)

Parmi les principes qui ont permis à Fiat de remonter la pente: accepter de perdre (un peu) de contrôle sur la marque pour donner du pouvoir aux consommateurs et susciter de l’engagement ("people can become your brand if you invite them to create the product").

On a ainsi eu droit à une grande opération de crowdsourcing pour la Fiat 500, grâce à un mini-site permettant la personnalisation avancée du véhicule. Les équipes de Fiat en ont tiré une énorme base de donnée sur les goûts des clients à un coût très faible, et le design de certains éléments de l'habitacle de la 500 a été décidé par les utilisateurs de l'application. La personnalisation s’avère particulièrement rentable, puisque "we now sell italian roofs for the 500, at 50 euros. It costs... 0.50".

Grace à des événements de lancement ambitieux et des partenariat originaux (Barbie, Diesel…) elle est devenue plus qu’une voiture, un objet de mode et de désir, à la hauteur de l’héritage de la mythique Fiat 500 originale.

6 févr. 2010

Revue de web de la semaine

Réagir

Un petit aperçu des articles et sites intéressants découverts cette semaine sur le web français et international:

- dans le New York Times (en anglais donc), une enquête s’alarme de la surreprésentation des filles sur certains campus américains, une situation posant d’inévitables problèmes, comme le résume Jayne Dallas: “Out of that 40 percent [of boys on the campus], there are maybe 20 percent that we would consider, and out of those 20, 10 have girlfriends, so all the girls are fighting over that other 10 percent,” she said.” Parmi les solutions envisagées, la mise en place d’”affirmative action” pour rétablir la parité… le monde à l’envers!

- le site “théorie des tendances” rapporte une étude inquiétante menée par le professeur Clifford Nass du département de psychologie de l’Université de Stanford. A travers différentes expériences, cette enquête entend démontrer que “les gens qui utilisent plusieurs nouveaux médias en même temps sont susceptibles de développer des problèmes cognitifs”. De quoi inquiéter les “digital native” et autres représentants de la génération Y, habitués à jongler entre plusieurs tâches simultanément…

Social_networking

- au Québec, on sourit face à la polémique actuelle sur l’augmentation des frais de scolarités à Dauphine, alors que la prestigieuse université McGill entend hausser ses frais de scolarité de 1675$ à 29 500$ pour certains MBA. L’éditorialiste de La Presse pose la question: “Pourquoi la formation de ces diplômés promis à un brillant avenir devrait-elle être assumée par l'ensemble des contribuables??” et souligne que “la gratuité a eu des effets catastrophiques sur les universités françaises. L'État qui en a la charge entière ne peut les subventionner adéquatement. La plupart d'entre elles sont de qualité inférieure. S'y entassent des millions d'étudiants à l'avenir aléatoire, alors que les enfants des classes privilégiées se retrouvent dans le petit réseau élitiste des grandes écoles. Les universités qui veulent sortir du rang, comme Paris-Dauphine ou Science Po, sont obligées de compter sur le financement privé, au moins dans les programmes qui mènent à des professions très lucratives.”

- le site de la marque de jeans Wrangler, coincée entre Levi’s et Diesel innove fortement pour se faire remarquer sur le web, avec un très beau site interactif, permettant de mettre en scène les vêtements de façon originale et décalée. Pour ce qui ne l’ont pas encore visité, je vous laisse découvrir. Si le site est très beau et a beaucoup fait parlé de lui sur le net, il comporte tout de même des lacunes: divertissant, il en oublie presque le but de la campagne: vendre des vêtements. On n’a ainsi aucune information sur les modèles présentés…

- pour finir cette revue de web, un article du Figaro très alarmiste qui met en garde les hommes d’affaires occidentaux contre les “cadeaux empoisonnés” des Chinois et les nouvelles techniques d’espionnage industriel… Des composants chinois douteux livrés notamment à British Telecom auraient même pu permettre aux Chinois de prendre le contrôle d’infrastructures stratégiques sur le sol britannique.

1 févr. 2010

Be stupid, la nouvelle campagne de Diesel

Réagir


La dernière campagne pour Diesel est assez originale, puisqu’elle invite à “être stupide”… plutôt gonflé comme position. Le slogan “Be Stupid” est décliné sur nombre de supports: affiches, presse, street marketing, web…
image
Derrière ce concept de “Be stupid”, la marque invite à prendre des risques, à s’affranchir des conventions et à oser, dans la spontanéité et l’insouciance. Un peu comme la campagne “je suis un clown” quoi. A l’opposé, “Smart” devient synonyme de conformisme et de frilosité. D’ennui.
image La campagne est internationale et se déploie aussi dans les rues de Paris. Vendredi dernier à Odéon, j’ai ainsi eu la (bonne) surprise d’assister à une micro-opération de street marketing: une vingtaine de T-shirts '”be stupid” déployés à différents endroit autour de la place, suspendus à une ficelle. Des visuels “Be stupid” étaient aussi installés aux alentours, mais il ne me semble pas avoir vu de référence nette à la marque, Diesel. En adéquation avec le slogan, il s’agissait d’inciter les passants à oser, en sautant pour décrocher l’un des T-shirts. L’impact de cette opération est marginal (les T-shirts ne sont pas restés en place très longtemps) mais l’idée est là. Et j’ai mon T-shirt “Be Stupid”!
Be-stupid-diesel-odeon Plus de visuels ici


La campagne est impactante mais aussi dérangeante: le slogan "be stupid" ne va pas très loin, il laisse sur sa faim. Qu'est-ce que Diesel a à proposer, à apporter, au delà de cette invitation en forme d'ordre? "Be stupid", un motto qui parle forcément aux adolescents mais débouche sur une impasse...
9 nov. 2009

Chirac est partout…

Réagir

Come back réussi pour l’ancien Président de la République, grâce à ses mémoires publiées ces jours-ci. Pour compléter sa couverture média qui mixe interviews radio, couvertures de magazines et publication d’extraits choisis, Jacques Chirac a aussi remis le premier prix de sa fondation pour la prévention des conflits lors d’une cérémonie à la Sorbonne, en présence de… Nicolas Sarkozy. Rien de mieux pour susciter le buzz que deux anciens rivaux réunis pour de pseudo réconciliation. Mais quand la campagne de promotion s’est en plus télescopée avec le renvoi en correctionnelle de l’ancien président dans l’affaire des chargés de mission de la mairie de Paris, l’éditeur a du jubiler…

image

Toutefois, les “affaires” ne semblent pas passionner les foules, puisque la cote de popularité de Jacques Chirac est au plus haut: 60% des Français considère qu’il a été un bon président... En cette période de crise économique et de défiance vis à vis du gouvernement, il bénéficie sans conteste d’une vague de nostalgie, sur le thème du “c’était mieux avant”: le Figaro le présente ainsi comme l’un des hommes politiques préférés des Français.

Un engouement qui ne s’est pas démenti ce week-end lors de la foire du livre de Brive (dans son fief de Corrèze, certes): les chaines d’info ont montré en boucle les images de la foule qui se pressait sur le stand de l’éditeur Nil et évoquaient quelques malaises, une affluence digne de l’ouverture de l’Apple Store! 

Pour l’anecdote, la Chirac-mania se place même là où l’on ne l’attend pas… Dans les pages mode de Challenges, par exemple, avec cette page surréaliste (et nostalgique) qui évoque le “style Chirac” et pose “la question centrale”: “n’est-ce pas ridicule de ressembler à Chirac circa 1977 en 2009?”

chirac-challenges-mode-intello