21 févr. 2011

Un dimanche au musée

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Parce que le week end, je tourne des films expérimentaux.

Dimanche dernier, je me suis retrouvé embarqué dans une aventure “cinématographique” au centre Pompidou. Le réalisateur Michel Gondry y a installé son “usine à films amateurs” et propose aux visiteurs de s’atteler à la réalisation d’un court-court-métrage, dans des ateliers de 3 heures. Autant dire que le temps (et les moyens) sont limités, mais c’est ce coté bouts de ficelle qui fait tout le charme de l’exercice.

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Après une rapide visite du studio et des décors (une demi-voiture, un intérieur de RER, un bureau, un café, un vidéoclub, un cabinet de médecin, un arrêt de bus...) notre groupe d’une vingtaine de personnes (c’est clairement beaucoup trop) a commencé à imaginer un scénario dans une séance de brainstorming où les idées les plus délirantes ont commencé à fuser.

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Au fil de la discussion, notre western expérimental s’est transformé en revanche des mariées sanguinaire (faut pas chercher…). Et à la faveur d’un moment d’inattention de ma part, je me suis retrouvé propulsé dans l’un des rôles principaux (pas celui de la mariée, hein).

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Quelques costumes, des accessoires et des bouts de cartons étaient à disposition pour parfaire le réalisme (là le mot “amateur” prend tout son sens…).

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Après la phase costumes et confection des décors, le tournage a débuté dans les différents décors. La consigne : une prise, pas de montage. De l’artisanal donc. Et de la quasi impro. Les dialogues de la première scène tournée à l’arrache ont ainsi influencé tout le scénario qui s’est construit en quasi-live.

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Pour ceux qui se poseraient des questions sur le scénario, c’est l’histoire de deux personnages d’une série B (les mariées sanguinaires) qui sortent de leur film pour se venger du réalisateur (moi). Dans la scène finale, les mariées déboulent dans un café, jettent des VHS à la figure du réalisateur, qui se retrouve propulsé dans l’une d’entre elles, dans un rôle de femme. Le tout filmé sans effet spéciaux… C’est expérimental je vous dis.

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A l’issue de ce marathon cinématographique, toute l’équipe a pu visionner le chef d’œuvre (intitulé: “VHS, Very Hot Shot”) imparfait certes, mais créatif ! Bilan : de gros moments de rigolades et un très bon moment.

Ceux qui voudraient tenter l’expérience doivent s’armer de patience : les ateliers sont tous réservés, mais en se pointant là-bas en espérant un désistement de dernière minutes, il doit être possible d’en profiter.

En bonus, une photo de la scène qui a révélé mon talent d’acteur (ou pas) :

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(Photos : France et moi)

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