13 avr. 2011

Un exemple de brand content : Nespresso

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Une marque comme Nespresso, qui vend autant des produits qu'une image a besoin d'enrichir sans cesse son univers pour continuer à séduire. Un impératif qui explique les nombreuses et diverses prises de paroles de la marque, destinées à ne pas lasser ses aficionados.
Rien que sur les 6 derniers mois, il y a eu le lancement de Kazaar (un grand cru force 12, en série limitée pour l'automne), une collection d'accessoires en collaboration avec le studio Putman, puis la série des “Variations” pour noël (mise en scène dans un très beau site), un partenariat avec l'artiste Manish Arora en boutique, la sortie d'une nouvelle machine pour printemps (Pixie) associée à une nouvelle série d'accessoires dessinés par le collectif 5.5 Designers, puis un nouveau cru en édition limitée (Onirio), etc.
TASSE CHRISTIAN GHION POUR NESPRESSO - Premium Espresso Onirio
A cela s'ajoute une com de marque dans la presse et en télé avec la figure emblématique de George Clooney, une communication print et en boutique autour des grands crus classiques, et une prise de parole autour de l'ecolaboration. Sans oublier les partenariats et le sponsoring (expo Andrée Putman à l'Hotel de ville, Gaité Lyrique, LeWeb, Festival de Cannes,… entre autres).

Cette profusion de communication et d'évènements autour de Nespresso est assez impressionnante, mais c'est à ce prix que la marque combat la banalisation et crée une préférence de marque face à ses nouveaux concurrents : quand on boit un Nespresso, on boit plus que du café, on entre dans un univers. Un univers beaucoup plus riche et valorisant que celui de Maison du café, Dolce Gusto ou Senseo. Nespresso, c'est le luxe abordable, une part de rêve et de raffinement que chacun peu expérimenter.
Pour éviter de tomber dans la monotonie, la marque n' hésite pas à investir des domaines qui lui sont a priori étrangers. Dernier en date, presque anecdotique, la cuisine.
Poire à la cardamone
La nouvelle édition limitée Onirio, s’accompagne d’une série de recettes inédites. Avec ses “petites galettes d’agneau à l’Onirio”, son “pavé de cabillaud Onirio”, ses “poires Onirio à la cardamome”, ou son “délice au café Onirio, chocolat et framboises'”, la marque étonne et ose sortir du cadre de la dégustation classique du café.
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Un bel effort de “brand content” de la part de Nespresso, qui lui permet d’enrichir son univers, en restant cohérent avec les valeurs et le raffinement de la marque, tout en proposant de nouvelles façon de consommer ses produits.

Autre élément de brand content : le magazine Nespresso, qui développe le “mode de vie” Nespresso et l’état d’esprit de la marque sur une centaine de pages. Dans le dernier numéro, on trouve : un portrait de Marianne Faithfull, un city guide de Londres, un reportage dans une plantation de café en Colombie, un voyage dans les coulisses de la supply chain Nespresso, les coulisses du tournage de la dernière pub télé, des recettes pour l’”afternoon coffee”, ou encore les capsules Nespresso magnifiée par un photographe. Cerise sur le gateau : Nespresso se paye même le luxe d’y vendre de la pub, puisqu’on y retrouve Hermès ou l’horloger Louis Moinet.


11 avr. 2011

Quand l’infographie inspire la pub

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Les infographies (“infographics” en anglais) ont rapidement envahi le web : on en trouve partout, pour expliquer tout et n’importe quoi, de la politique aux enjeux environnementaux en passant par les chansons des Beatles ou les différents types de cafés. Forcément, dans le lot la qualité et la pertinence des infographies sont plus qu’inégales. Mais ce mode de représentation a de nombreux avantages et en premier lieu celui de mobiliser la mémoire visuelle pour expliquer des concepts abstraits et mettre en scènes des données brutes.

C’est donc tout naturellement que la pub a commencé à surfer sur cette tendance pour faire passer ses messages. En voici 5 exemples en print.

1. UPS

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2. Canal +

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3. Corinthia Hotel London

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4. Heineken

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5. Principauté de Monaco

Campagne Monaco un role à part dans le monde

5 avr. 2011

Rasoirs : la surenchère marketing

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A l’origine, il y avait les rasoirs simples à une lame. Puis sont arrivés les rasoirs à 2 lames (soit). Puis 3 lames. Et puis 4. Et maintenant on en est arrivés à 5 lames…

Les industriels du rasage, Gillette et Wilkinson en tête, semblent s’être lancés dans une folle surenchère. Cette inflation du nombre de lames semble être le seul moyen qu’ils ont trouvé pour dynamiser leur marché et augmenter leurs marges, via un discours axé sur l’innovation et la nouveauté. C’est tout simplement dans la logique du cycle de vie d’un produit, un concept marketing bien connu qui peut se résumer par ce graphique :

introduction croissance maturite declin

Les marques de rasoirs jetables ou de rasoirs électriques ne se sont pas privé de se moquer de cette fuite en avant dans leur communication, comme Bic avec le Septator ou Philips avec le Quintippio.

Alors que le rasage est de moins en moins à la mode (le marché aurait perdu 200 000 acheteurs en deux ans), la guerre des lames a repris, avec l’Hydro 5 de Wilkinson et le Fusion Proglide de Gillette lancés tous les deux à l’automne 2010.

Elément intéressant, Gillette a changé son fusil d’épaule  : la marque communique toujours sur la technologie, mais sans parler du nombre de lame. Les pubs mettent en avant le confort de la coupe. Je ne résiste pas à mettre la version québécoise de la pub :

Quant à Wilkinson, les 5 lames sont bien sûr mises en avant, mais c’est l’aspect « hydratation » qui prend le dessus, avec le concept d’ « hydro-expérience ». (un lien avec l’hydro nutrition de Nesfluid ??)

J’avoue avoir été assez septique en recevant le Wilkinson Hydro 5 pour un test produit... 5 lames, c’est un peu gadget. Quand au diffuseur d'agents hydratants, je n’en voyais pas vraiment l’intérêt. Mais force est de constater que le rasage est bien amélioré et le confort est appréciable : la coupe est plus précise et la peau moins irritée - merci les “micro coussins protecteurs” vantés sur l’emballage. J’avais aussi reçu tout un pack de rasoir à distribuer et tous les amis qui l’ont testé y ont vu une nette amélioration. D’habitude, j’appréhende le rasage de la barbe de trois jours, que ce soit au rasoir mécanique ou au rasoir électrique. Là, c’est rapide, net et précis (sans aller jusqu’à dire que c’est devenu un plaisir, quand même). Autre point délicat : le rasage des zones sensibles comme le cou. Je n’ai pas su éviter quelques micro-coupures, mais le résultat est là encore probant.

A noter : je suis passé d’un rasoir 3 lames (le Gillette Mac3) à un 5 lames, je ne sais pas si la différence aurait été aussi flagrante avec un modèle plus récent.

Du coup, finalement, l’innovation marketing, ça a du bon, non ? Et les consommateurs semblent l’apprécier, alors pourquoi s’en priver : les nouveaux rasoirs sont tous des succès. Surtout que si l’on en croit le Figaro, Wilkinson a fait des efforts sur les prix : l’Hydro 5 est vendu 10 à 15% moins cher que son concurrent, le Gillette Fusion.

Mais reste à voir le prix des lames, le vrai cout de ce type de rasoir et source de marges appréciables pour les fabricants, de quoi rentabiliser les 130 millions investis par Wilkinson dans le développement de son produit (hors marketing/com)…

4 avr. 2011

Carlsberg veut décoincer les Suédois

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L’univers de la bière est décidemment une mine d’or de créativité (cf. notamment 1664, Heineken, Grimbergen, Cerveza Andes ou Guiness) ! Ce mois-ci, c’est au tour de Carlsberg de se faire remarquer, avec une opération décalée en Suède : “Unbottle Yourself”.

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Pendant 10 jours, les Suédois peuvent s’affronter dans une série de défis improbables, tels que “hugguer” un arbre en invitant les passants à les rejoindre, organiser une course de caddy ou marcher à reculons dans la rue. Mon préféré : “répondre en Anglais avec un accent Français à la prochaine personne qui vous appelle”. Et il y en a 500 comme ça, tous réunis dans une appli Android ou iPhone.

Le but ? Vaincre les clichés qui voudraient que les Suédois soient froids et coincés. Pour gagner des points et battre ses amis, il faut fournir une preuve du défi accompli, tels qu’une photo, une vidéo ou un enregistrement audio. A la clé : un voyage à Hong Kong, des iPad, et plein d’autres lots. Certaines missions “en or” (“Gold Missions”) sont plus difficiles à accomplir et donnent accès à un tirage au sort quotidien.  

Le site de la compétition est ici

2 avr. 2011

Chiffres en vrac

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- 80% des britanniques de moins de 25 ans utilisent un second écran pour communiquer avec leurs amis en regardant la télé. Pour ma part, c’est souvent un deuxième ET un troisième écran (smartphone + laptop)

- Un ado américain sur 10 est réveillé toutes les nuits ou presque par un appel, un SMS ou un email.

- 1% des utilisateurs de Twitter produisent 50% du contenu du site.

- Chaque Français consacre 2h16 par jour à l’information.

- En 1970, seuls 16% des Américains entre 25 et 28 n’avaient jamais été mariés. Aujourd’hui, c’est 55%.

- 77% des Français s’opposent à la géolocalisation…

- 20% des français ont été victimes d’une fraude à la carte bancaire en 2010 (Challenges)

- Chaque seconde Un iPhone est vendu dans le monde (L'Express)