Affichage des articles dont le libellé est Responsabilité sociétale des entreprises. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Responsabilité sociétale des entreprises. Afficher tous les articles
17 avr. 2011

Devenez Globe Trotter grâce à GDF Suez

Réagir

Pour faire connaitre ses actions environnementales à travers le monde et entretenir sa marque employeur, GDF Suez organise pour la deuxième année un concours ouvert aux jeunes diplômés d’universités, d’écoles supérieures de commerce et d’ingénieurs et aux étudiants issus de différents programmes internationaux de 8 pays Européens.

Le principe de cette “Golden Mission” ? Les participants devront réaliser des vidéos originales sur l’un des thèmes suivants :
1. Comment faciliter l’accès à l’énergie partout dans le monde ?
2. Pour vous, que signifie « une gestion responsable des ressources énergétiques et
environnementales » ?
3. L’efficacité énergétique dans votre quotidien, ce serait quoi ?

A l’issue de l’étape 1 du concours vidéo, 3 gagnants seront désignés parmi les meilleures vidéos. 15 finalistes seront sélectionnés parmi les étudiants en dernière année. Ces derniers passeront des entretiens avec le jury de GDF SUEZ. A l’issue de ces entretiens, le jury choisira les 4 nouveaux Golden Trotters qui auront la chance de partir pendant 4 mois à la découverte des métiers de GDF Suez dans le monde.

Pour avoir un aperçu de la mission qui les attend, vous pouvez consulter le blog tenu par les gagnants de la première édition.

Et si vous étiez le prochain Golden Trotter ?

Inscriptions et détails : http://www.generationhorizons.com et http://golden-mission.com/

25 mai 2010

Les champs se mettent au vert…

Réagir

Pour le week-end de Pentecote, les Champs-Elysées se sont transformés en gigantesque “Oeuvre végétale” (enfin, c’était l’objectif des organisateurs), dans le cadre de l’opération “Nature Capitale”. Le soleil était de la partie et le succès au rendez-vous, puisque dimanche soir l’avenue était noire de monde.

 IMG_7057

Mais foule dense + soleil de plomb = pas vraiment le meilleur plan pour occuper son dimanche. Les panneaux d’explication sur la biodiversité étaient quasiment invisibles (l’événement étaient pourtant présentée comme pédagogique) et les stands pris d’assaut. C’était toutefois l’occasion pour les parisiens de voir un peu de vert et quelques animaux… (mais dans quelles conditions!)

IMG_7042 IMG_7029

C’était aussi et surtout l’occasion pour quelques marques de faire leur pub, à la limite du greenwashing. Ainsi, outre les sponsors de l’événement très présents, (de tête, Kraft Foods avec Jacques Vabre et Lu, Heineken Entreprise, le Crédit Agricole, Groupama…) les boutiques de l’avenue s’étaient aussi mises au vert, la palme revenant à Monoprix et à son mur végétal, un bel exemple d’ambiant marketing:

IMG_7043 IMG_7046

Bilan: une idée sympathique transformée en une opération de com couteuse en argent et en énergie, pour un intérêt pédagogique quasi-nul… dommage.

24 avr. 2010

Revue de Web de la semaine

Réagir

Petit pot-pourri des trouvailles de la semaine… Au programme: comment désactiver “instant personalization” de Facebook, un advertgame sexy pour Axe, des blogs pour hipsters, une présentation de Moblie Roadie par son CEO, Michael Schneider et plus encore…

- alors que Facebook a fait plusieurs annoncent importantes cette semaine et que les “like” vont envahir le web, le New York Times nous donne un conseil très utile: comment désactiver “instant personalization” sur Facebook? Ce service permet en effet à des sites partenaires de Facebook d’obtenir automatiquement des données à votre sujet de la part du réseau social afin de “faciliter” l’expérience d’utilisation… Pour “opt-out” de ce programme (qui ressemble beaucoup au controversé Beacon) il suffit de se rendre sur cette page et de désactiver “instant personalization”.

- Sur French Web, 3 exemples d’utilisation plus ou moins réussies mais toujours innovantes des chaines Youtube par des marques, en l’occurrence Fanta, Carrefour et GDF Suez.

image 

- Sur le site Ecrans.fr, une enquête sur les nouveaux usages des sms et ce qu’ils révèlent sur notre société. Extrait:

« C fini ! » Signé Gontrand. Récipiendaire : Caroline, jusque-là sa petite copine. « Je ne renouvelle pas ton contrat. Bonne soirée. » C’est ainsi qu’un jeune peintre plâtrier de Lyon a appris qu’il était viré de sa société sise dans l’Ain. « Martine est morte », vient d’encaisser Marie. Aussi brut que ça. Sans voix consolatrice. Sans échange. Avec une possibilité de réplique limitée à quelques centaines de caractères seulement. Etrange comme les mauvaises nouvelles se mettent à circuler par SMS, quand on s’en tenait jusque-là en priorité à un tête-à-tête, un coup de fil, un courrier électronique ou pas. Au secours, faut-il crier au SMS comme Signe de mauvais sort, Signe de mauvaise santé, etc. ? N’exagérons pas. Mais la tentation est là de solder les désagréments de la vie et surtout les ruptures en quelques mots coups-de-poing.

- Gaduman nous fait découvrir un advertgame original (et sexy) pour la marque Axe… je vous laisse découvrir le concept de ce “transpirateur”…

- PSFT.com présente une application intéressante: en scannant un code barre en magasin, l’utilisateur a automatiquement accès à un bilan éthique du produit, prenant en compte l’impact environnemental de l’entreprise, son niveau de responsabilité sociétale ou son empreinte carbone.

- GQ propose une sélection de “20 blogs influents” pour “les geeks, les hipsters, les engagés et les rigolos”… je suis assez dubitatif devant certains choix, mais pourquoi pas.

- et pour finir, la présentation de Michael Schneider, CEO de Mobile Roadie, lors du lancement de CBweb Le Club le 13 avril dernier, à propos du marché des applications Iphone et Ipad. Depuis, Michael Schneider a annoncé l’installation de son entreprise en Europe.

19 déc. 2009

Retour sur un #fail: la soirée Toshiba au palais de Tokyo

6 commentaires
Je préviens d’emblée, cet article est un gros coup de gueule contre Toshiba qui a réussi en une seule soirée à donner une image pitoyable d’elle-même. Je ne suis sûrement pas totalement objectif, mais bon, je tiens à apporter mon témoignage… Retour donc sur ce gros #fail où Toshiba a fait figure d’amateur, irrespectueux de ses clients et de l’environnement…
Flash Back: lundi dernier Toshiba organisait une grande soirée “dans un lieu emblématique de la capitale”, à la suite de son concours “Partez dans l’espace”, que j’évoquais ici. Seuls 450 des 3 000 personnes à avoir récupéré (et trimballé) une chaise dans Paris étaient conviées à la soirée présentée par Toshiba comme “exceptionnelle” pour un tirage au sort dont le premier prix était un voyage dans l’espace (enfin, juste un vol en apesanteur). Des VIP étaient aussi de la partie, tels que miss France 2010, Malika Ménard ou d’autres “stars”' de la télé. Sur le papier, ça sonne bien.
Photo0217
Mais déjà, la distribution des chaises dans Paris n’avait pas suscité un grand enthousiasme, les pauvres hôtesses en étant à supplier les gens dans la rue de les prendre…
Ensuite la soirée “exceptionnelle” ressemblait plutôt à ça:toshiba-soiree-palais-de-tokyo-fail
Et oui… au milieu du mois de décembre, par -5°, Toshiba (conseillé par Aegis) a décidé d’organiser sa soirée… en plein air. Oui oui, en pleine vague de froid, ils n’ont rien trouvé de mieux que de réunir un demi-millier de personnes en extérieur, sur la terrasse en plein vent du palais de Tokyo… Imaginez la déception des participants, ayant déjà attendus plus d’une demi-heure dans le froid avant d’entrer, qui se rendent comptent qu’ils sont partis pour passer de longues heures dans le froid!
Et ce ne sont pas les plaids distribués qui ont pu réchauffer les invités, prévenus seulement en fin d’après-midi par un laconique SMS que la soirée aurait lieu dans “une salle extérieure (chauffée)”… tout un concept!
Le chauffage était assuré par des brasero à gaz, une aberration écologique… chauffer l’extérieur, quel intérêt? toshiba-ecologie-soiree-palais-de-tokyo2L’accès au espaces intérieurs étaient réservé aux VIP, et les vigiles avaient pour consigne de refouler sans état d’âme les simples “participants” dépourvu du badge, sésame contre le rhume qui guettait. Le pire était sans doute les cris d’un bébé au milieu de la foule glacée. Les organisateurs n’avaient même pas prévu la distribution de boisson chaude. Quand à de la nourriture, il n’en était bien sûr pas question. Radin Toshiba? Non, vu les sommes dépensées pour cette opération… ils ont juste préféré privilégier les VIP plutôt que les simples participants… à l’heure du web communautaire et du marketing relationnel, quel mauvais calcul!
miss france toshiba palais de tokyo Puis Miss France a fait une apparition éclair pour lancer le tirage au sort… et s’est fendu de trois mots, que l’on ose espérer ironique (on peut toujours rêver): “heu… je vous souhaite de passer une bonne soirée”… Les gens étaient tellement déçus (et frigorifiés) que beaucoup n’ont pas attendu l’issue du tirage au sort et ont quitté les lieux, à tel point qu’une bonne partie des lots a dû être remise en jeu, dans la plus grande confusion (“heu… attendez, vous êtes sûrs que c’est la bonne urne?”)
Bref, un vrai fiasco. Et pas sûr que le bon d’achat distribué à la fin parvienne à compenser l’impression désastreuse donnée par Toshiba ce soir là. Les participants déçus sont quand même pour beaucoup repartis avec leurs chaises –oui, c’est toujours ça de pris à Toshiba –. Il fallait voir la rage de certains à défaire les logos Toshiba sur la chaise pour comprendre toute la frustration générée par la marque lors de cette soirée…
Bilan: une catastrophe pour l’image de Toshiba, certes auprès d’un cercle réduit de personnes (450, pas forcément blogueurs, pas forcément influents). D’ailleurs, les quelques comptes-rendus disponibles sur internet sont plutôt positifs, puisqu’ils sont le fait des “vip” chouchoutés au chaud. Mais ce que Toshiba ne peut pas mesurer, ce sont toutes les conversations offline générées par les déçus de cette opération et l’impact à long terme pour sa marque. La réputation d’une marque, ça se construit pas à pas, sur le long terme. Il est beaucoup plus facile de la détruire. Chaque client, chaque contact de la marque a droit au respect, pas seulement les VIP.
Petite citation tirée d’un de me cours de marketing, à méditer: «Dans le passé on disait communément qu’un consommateur déçu pouvait en parler à 10 amis. Aujourd’hui il peut en parler à 10 000 «amis» sur internet»
(photos: Inside My Web)
16 sept. 2009

“Drive the change” et Google Bombing

Réagir

L’actualité de Renault n’inonde pas seulement nos rues et les stations de métro de bébés avec sa campagne Baby Boom (sûrement une tentative d’imiter le succès de la mythique pub Evian) puisque le constructeur automobile vient aussi d’annoncer son changement de “signature de marque” lors du salon de Frankfort. Désormais, le slogan “créateur d’automobiles” a cédé la place au volontariste “changeons de vie, changeons l’automobile'” (“Drive the change” en Anglais).

L’objectif de cette nouvelle signature, manifestement pensée en anglais puis (mal) traduite, est de renouveler l’image du constructeur, en prenant un virage davantage social/éthique que technique. En cette période de crise économique, environnementale et (donc) automobile, Renault se pose en “conducteur” d’un changement de mode de consommation et prend le tournant du développement durable, à grand renfort de vidéos corporates pleines de bons sentiments:

 

Dans ce contexte de renouvellement de la communication de la marque autour du développement durable et de la responsabilité, la menace d’une expulsion du championnat du monde de F1 pour tricherie tombe au plus mal… autre mauvaise nouvelle pour Renault: son nouveau slogan est l’objet d’une campagne de Google bombing… c’est à dire une tentative d’orienter les résultats de Google sur certaines requêtes.

Les derniers à en faire les frais: Nicolas Sarkozy auquel étaient associés les mots “trou du cul du web” ou Les3Suisses avec '”inadmissible incompétence” (après l’épisode des télés soldés qui avait mécontenté les internautes). Cette fois-ci l’objectif est de faire en sorte qu’une recherche du nouveau slogan “changeons de vie, changeons l’automobile” renvoie vers un blog qui dénonce toute la vacuité de cette signature et détaille l’objet de ce concours de référencement.

Futile et amusante, cette pratique marginale a au moins le mérite d’illustrer la facilité (relative) avec laquelle les résultats de Google peuvent être influencés (cf. cet article sur l’épisode 3Suisses). L’algorithme ultra-perfectionné de Google n’est pas infaillible, et les résultats obtenus sont de plus en plus souvent le fait d’un (long et fastidieux) travail en amont de la part des webmasters et référenceurs professionnels, pour apparaitre le plus haut possible dans les résultats des requêtes stratégiques.

Alors, le Google Bombing, un moyen pour les internautes de se faire entendre et de reprendre le pouvoir sur le tout-puissant Google? Un danger pour l’image des marques visées? Ou simplement une pratique marginale et futile?

22 janv. 2009

La "corporate responsibility" à la canadienne.

Réagir
Au Canada les entreprises, et surtout les "big five" (les cinq principales banques), ont l'air particulièrement impliquées dans la vie de la société. Par exemple, Scotiabank a financé et donné son nom à l'immense salle informatique de la bibliothèque de l'université de Toronto. Dans le quartier chinois, le logo de RBC est transcrit en mandarin. Plus anecdotique, comme je l'ai déjà noté, la banque de Montréal (BMO) a donné son nom a un couloir de l'Art Gallery of Ontario. Quant à TD Bank, elle sponsorise les gay prides du pays. Pas vraiment de comparaison possible avec les banques françaises qui se contentent le plus souvent de soutenir des événements sportifs ou culturels, consensuels. Mais au Canada, où les big five sont assez similaire en terme d'offre (les tarifs sont quasiment identiques) ou de réseau (généralement on trouve une agence bancaire aux 4 coins des carrefours principaux), les banques se différencient grâce à des valeurs.
Ainsi, les groupes financiers canadiens sont particulièrement en avance sur les questions de diversité, sûrement aussi en raison de la tradition multiculturaliste du pays. Dans une banque comme TD, qui a fondé son "diversity leadership council" (DLC) en 2005, les problèmes d'équité et de diversité et ne sont pas envisagés en terme de Ressources Humaines, mais de manière transversale. Il s'agit aussi bien d'attirer les talents en interne que de gagner des parts de marché en faisant en sorte que les clients se reconnaissent dans leur banque. Parmi les populations "cibles" des politiques de diversité: les handicapés, les femmes (dans les fonctions de direction), la communauté aborigène et les communautés ethniques/culturelles en général et la communauté LGBTQ. Ici, "communauté", d'"ethnicité", etc. fait parti du langage courant. Ces différentes catégories sont recensées (par exemple en relevant les noms chinois dans les fichiers clients, à des fins marketing), étudiées (des questionnaires adressés aux employés identifiés comme "blacks" afin de connaître leur ressenti sur leur cadre de travail, et comparer avec d'autres catégories d'employées), reconnues (animations commerciales pour le nouvel an chinois dans la succursale de Chinatown) et encouragées (TD dépense des dizaines de million de dollars canadiens en sponsoring d'associations GLBTQ).
En écoutant la présentation d'un des membres du DLC de TD Bank, j'ai repensé à ma rencontre avec la DRH France de Schlumberger l'année dernière: historiquement,son entreprise a pourtant une démarche très volontariste dans le promotion de la diversité en interne (avec des quotas de recrutement par nationalités ou des objectifs chiffrés en terme de féminisation des cadres), mais elle n'en était pas encore au stade de traiter des problématique de diversité sexuelle ou d'insertion des handicapés.
Reste a savoir quel impact aura la crise financière et bancaire sur l'implication des banques canadiennes dans les problèmes de société.
Toronto, les sièges des principales banques canadiennes.
Avec l'immeuble de TD Bank, au centre, imaginé par Mies van der Rohe, dont l'étage de la direction n'avait pas de toilettes pour femmes à son ouverture en 1967.
15 déc. 2008

McDo, une entreprise écolo?

Réagir
Lier fast-food et environnement peut sembler un peu osé, notamment en raison de l’agriculture intensive et surtout de la quantité de déchets que ce mode de consommation induit. Pourtant, après les crises successives qui ont affecté l’image de McDonald’s en France à la fin des années 1990 (vache folle, mouvement anti-mondialisation, guerre en Iraq, problèmes d’obésité…), la chaîne de restaurants a décidé de réagir en mettant l’environnement au cœur de sa stratégie de communication.
De l’autre coté de l’Atlantique, on appelle ça le « greenwashing », mais McDo s’en défend : la multinationale affirme avoir pris conscience de l’impact de son activité sur l’environnement depuis déjà bien longtemps. Vers la fin des années 1980 plus précisément, lorsque l’ONG « Environmental Defence Fund » s’est associé à McDonald’s aux Etats-Unis pour voir comment réduire la quantité de déchets produits avec chaque repas servis. De cette époque date la définition d’une stratégie environnementale : le siège américain donne des orientations générales (comme la réduction de la quantité de déchets, avec les 3R : réduire, réutiliser et recycler) que les filiales et franchisées appliquent en fonctions des particularités et des normes locales. Certaines « bonnes pratiques » nées sur le terrains sont ensuite appliquées à plus grande échelle. McDonald’s se targue ainsi d’avoir réduit en une vingtaine d’année de près de 50% la quantité d’emballages utilisés.
Seulement, depuis les années 2000, un enjeu environnemental encore plus important est arrivé au cœur de l’actualité : le réchauffement climatique. Un problème aussi beaucoup plus difficile à traiter pour McDonald’s, car réduire les émissions de gaz à effets de serre nécessite d’agir sur toute la chaîne d’approvisionnement.
C’est là que la France fait figure de pionnier : première filiale du groupe à avoir établi son bilan carbone (160g de CO2 par repas en moyenne en 2005), McDonald’s France a établi des objectifs chiffrés (-8% d’émissions d’ici à 2010) qu’il s’avère relativement facile de vérifier. Encore plus intéressant, le groupe profite de son poids commercial pour pousser ses fournisseurs à respecter ces mêmes objectifs.
En contrepartie de ces engagements pour l’environnement, le groupe retire des bénéfices en terme d’image de marque. Par exemple, Mcdonalds.fr met en avant l’environnement (éco-chat, éco-blog, éco-journal, etc.) alors que les médias se font l’écho des ouvertures de restaurants « verts » et autres innovations environnementales du groupe. De quoi faire oublier pour un temps les problèmes sanitaires posés par la « malbouffe. »
Au niveau mondial, la prise en compte du réchauffement climatique par McDonald’s est très récente : un simple regard sur le site canadien du groupe suffit à comprendre que l’environnement n’est pas (encore) une préoccupation au même titre qu’en Europe (j’irai bien voir le site chinois, mais je ne lis pas le mandarin).
Toutefois, le site mcdonalds.com vient juste d’être remis à jour, avec une partie « environnement » beaucoup plus étoffée, mettant pour la première fois en avant les politiques de conservation d’énergie et reléguant au second plan la problématique traditionnelle des déchets. Il faut dire aussi qu’en 2008, la France est devenue la première source de revenu pour McDonald’s en dehors des Etats-Unis, grâce à une croissance continue des ventes depuis plusieurs années, et ce malgré/grâce à une communication centrée en partie sur l’environnement : ça a du donner des idées à certains dans l’Illinois.
S’il est difficile d’évaluer l’efficacité de l’engagement environnemental de McDonald’s derrière la communication, une chose est sûre : McDonald’s France a réussi à transformer un risque en terme de réputation en une opportunité marketing pour redresser une image écornée. Pour information, la valeur de la marque McDonald’s est évaluée à 31 milliards de dollars par Interbrand, donc s’il y a moyen d’augmenter encore cette valeur à coup de bilan-carbone et de réduction de consommation d’énergie, ce serait bête de ne pas en profiter.
1 déc. 2008

Un dose d'éthique dans le monde bancaire: les Principes de l'Equateur.

Réagir
En juin 2003, 10 banques internationales, représentant 30% du marché de la « project finance », ont établis les Principes de l’Equateur, un ensemble de règles pour un investissement responsable, dans le domaine social, environnemental et éthique. Depuis, 50 autres institutions financières ont rejoint le mouvement.
En cinq ans, qu’est-ce qui a changé ?
Les banques concernées s’accordent pour dire que désormais, les principes de l’Equateur sont intégrés par leurs clients, qui s’efforcent maintenant de présenter des projets en conformité avec ses principes. Elles refusent donc de moins en moins de projets. Les institutions bancaires ont du s’adapter, former des équipes à ces nouvelles problématiques, revoir leur structure. Les Principes de l’Equateur ont été une prise de conscience de problèmes jusqu’alors occultés, alors que les questions sociales et environnementales peuvent avoir des impacts sur l’activité même des banques (risques en terme d'image et financiers).
Mais le monde de la finance étant marqué par la confidentialité, il s’avère très difficile de vérifier que les principes sont effectivement appliqués, et les rapports annuels se révèlent assez flous. Une autre critique tient à la limite des principes énoncés : le problème du changement climatique et des gaz à effet de serre n’est pas évoqué, par exemple. Il faudrait donc aller encore plus loin. En cette période de crise économique est financière, les banques se révèlent peut disposées à aller de l’avant, et pourraient même remettre en cause leurs engagements passés.
Enfin, qu’en est-il des banques indiennes ou chinoises, qui ne sont pas signataires de l’accord ? Une bonne nouvelle : la Chine a montré sa volonté d’adapter les principes de l’Equateur à sa situation particulière (le nombre de projets à étudier étant phénoménal, il s’avère difficile de tous les passer au crible).

Sources:
Environmental Finance Magazine, Juin 2008. (après la crise des subprimes et le crédit crunch, mais avant l'annonce de la récession)